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«Les Français sont las des abus de la com»

ENTRETIEN – Selon Aristote, la personnalité de l’orateur pourrait bien être la clef de la conviction politique, nous rappelle ce spécialiste de la réthorique.

Normalien, agrégé et docteur en Histoire, Christophe de Voogd enseigne la rhétorique politique et «les usages du passé» à Sciences Po.

LE FIGARO.- Le début de la campagne présidentielle voit les discours les plus radicaux s’imposer. Face à ces derniers, la stratégie de Macron est-elle celle d’incarner le camp des raisonnables?

Christophe DE VOOGD.– Permettez-moi une remarque préliminaire: c’est d’abord ce mot de «radicalité» qui tend à s’imposer dans le débat de la campagne, et cela mérite correction. Car la radicalité, c’est la volonté d’aller à la «racine» des problèmes et de proposer des solutions à la hauteur des enjeux. À ce titre, en 1958, face au triple défi institutionnel, financier et colonial, de Gaulle a bel et bien été «radical» en changeant les fondamentaux dans trois domaines: nouvelle République, réformes économiques drastiques, décolonisation. En regard, les discours d’une Sandrine Rousseau ou d’un Éric Zemmour ne sont pas radicaux mais extrémistes. La différence est de taille.

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