vendredi, août 12, 2022
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Anne Hidalgo s’apprête à se lancer

La maire socialiste de Paris devrait annoncer sa candidature dans les prochains jours.

Comme un dernier tour de chauffe avant de se jeter à l’eau. «Elle a longtemps pris la température, mais cette fois, elle y va!», s’enflamme un proche d’Anne Hidalgo. «J’ai beaucoup, beaucoup d’enthousiasme et d’énergie», a confirmé la maire PS de Paris, reçue en grande pompe aux journées parlementaires des socialistes mardi à Montpellier. Avant de se lancer dans la course, la future candidate voulait s’assurer une dernière fois du soutien des élus socialistes. «Cette rentrée montre que vous avez fait le choix de la fidélité à votre famille politique, que vous n’avez jamais perdu de vue l’intérêt général», les a-t-elle salué en introduction.

L’annonce officielle de sa candidature doit avoir lieu dans les prochains jours, sûrement dimanche. Si une interview télévisée est envisagée, un déplacement hors de Paris est également une hypothèse. Au fil des semaines, ce vrai-faux suspense aura fini par créer un secret de polichinelle, empêchant tout effet de surprise. Lors de la conférence de presse de fin de journée, les questions des journalistes ont fusé. «Vous avez votre équipe, votre projet. Qu’est-ce qui vous empêche de vous déclarer?» Réponse de la maire de Paris: «Rien du tout.» Preuve que ce n’est plus qu’une question d’heures…

«Ce n’est ni par hésitation ni par coquetterie», a justifié Anne Hidalgo. «On ne peut rien faire si on n’est pas assuré d’avoir des fondations, des points d’accord pour parler au pays. Je crois que nous les avons, et qu’elles sont solides», a indiqué Anne Hidalgo, qui tient avant tout à porter la candidature d’un «collectif». Un petit groupe de maires de grandes villes ou de présidents de régions – appelé aussi «la bande des quadras» – fait désormais partie de la garde rapprochée d’Anne Hidalgo. Parmi eux: Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Michaël Delafosse, maire de Montpellier, Johanna Rolland, maire de Nantes… «Nous avons en nous cette connaissance intime de ce qu’est la vie des gens. Nous ne racontons pas d’histoire», a souligné l’édile parisienne. «Je ne serai pas seule. Nous ne serons pas seuls», a-t-elle certifié.

Un projets autour de quatre piliers

La future candidate a profité de ce séminaire pour répondre à une interrogation partagée par plusieurs élus: son mandat de maire de Paris ne serait-il pas repoussoir pour nombre de Français? «Je me sens très à l’aise avec cette question», a assuré Anne Hidalgo, alors que la critique revient régulièrement chez ses adversaires.

«Paris apparaît comme le lieu des élites. C’est vrai qu’il y en a beaucoup, mais est-ce que moi je suis l’incarnation des élites? Je suis née en Espagne, j’ai grandi à Lyon, je suis, comme on dit, montée à Paris pour mon boulot. Beaucoup de gens qui ont cherché à planter leur racine y ont trouvé refuge, c’est mon cas», a-t-elle raconté. Anne Hidalgo se revendique d’ailleurs «du peuple de Paris», et non «du pouvoir central». «Je suis là parce que le peuple de Paris aime sa liberté, son indépendance conquise de haute lutte, et je défends son intérêt» , a-t-elle voulu rappeler.

Anne Hidalgo préfère d’ailleurs voir sa casquette de maire de Paris comme un «atout». «Pas beaucoup de candidats potentiels ou déclarés ont eu une expérience de gestion à cette échelle-là. Et je pense que dans les années qui viennent, il faudra mieux éviter les improvisations», a-t-elle lancé. L’argument devrait revenir tout au long de la campagne…

Concernant son programme, Anne Hidalgo est restée dans la lignée de son premier discours de précampagne à Villeurbanne début juillet. Son projet s’articule autour de quatre piliers: l’attachement aux valeurs républicaines, la valorisation du travail, la transition écologique et la place de la France au sein de l’Union européenne.

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