mercredi, août 10, 2022
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«Les sondages, juges de paix trompeurs pour les prétendants à l’Élysée»

CONTRE-POINT – À l’ébullition de l’offre semble répondre la stagnation du corps électoral. Faut-il s’en étonner? Il serait erroné d’en conclure à une indifférence citoyenne à l’égard de la campagne présidentielle. Et plus juste d’y déceler une forme de sagesse citoyenne face à l’anticipation forcée de la bataille du printemps 2022.

Les sondages de la rentrée ressemblent à ceux d’avant l’été. Deux personnalités non testées jusqu’alors font une entrée remarquée: Arnaud Montebourg et Éric Zemmour. Mais la donne générale reste d’une stabilité remarquable. Pour l’heure, personne ne s’immisce dans le duel Macron-Le Pen. Pour l’heure, Xavier Bertrand devance toujours Valérie Pécresse et, plus encore, Michel Barnier, sans parvenir à se qualifier pour le second tour. Pour l’heure, personne à gauche ne prend l’avantage de manière évidente. Pour l’heure, Montebourg et Zemmour existent sans provoquer les turbulences sur lesquelles ils misent. Pour l’heure enfin, Emmanuel Macron profite du morcellement de ses oppositions sans susciter d’élan nouveau en sa faveur.

À l’ébullition de l’offre semble répondre la stagnation du corps électoral. Faut-il s’en étonner? Il serait erroné d’en conclure à une indifférence citoyenne à l’égard de la campagne présidentielle. Et plus juste d’y déceler une forme de sagesse citoyenne face à l’anticipation

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