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«Xavier Bertrand a les sondages, Laurent Wauquiez le parti et moi j’ai les idées», selon Valérie Pécresse

La présidente de la région Île-de-France installe un rapport de force avec ses concurrents de droite.

Occuper le terrain. Une semaine après Xavier Bertrand, qui s’était affiché au bras de sa compagne dans Paris Match , c’est sa concurrente francilienne Valérie Pécresse qui s’épanche dans les colonnes du même magazine. Pour se différencier des autres prétendants à droite, la présidente de la région Île-de-France s’engage sur le terrain des idées. L’ancienne ministre du Budget fait même le parallèle entre le tableau politique actuel et celui de 2016. «À l’époque, Sarkozy avait le parti, Juppé l’opinion et Fillon les idées. Aujourd’hui, Xavier (Bertrand) a les sondages, Laurent (Wauquiez) le parti et moi j’ai les idées.»

En clair, Valérie Pécresse se place déjà en future gagnante de la primaire et dans le rôle de la prochaine candidate à la présidentielle. Il y a quelques jours, la candidate s’était déjà avancée idéologiquement dans Le Point: «Je suis ⅔ Merkel et ⅓ Thatcher (…). Si l’idée est de dire que je suis une femme à poigne, je réponds « oui » ! Que je m’intéresse aux classes moyennes, bien sûr. Ou que je vais remettre en ordre les finances publiques ? J’en suis fière.»

Face à la stratégie solitaire de Xavier Bertrand et à une possible nomination à Matignon en cas de victoire de celui-ci, Valérie Pécresse déclarait fin juillet dans Le Figaro qu’elle refusait «de jouer les numéros deux.» Dans Paris Match, la présidente de la région Île-de-France n’est plus aussi affirmative. «Je ne suis pas contre l’idée d’un duo, mais c’est aux Français de déterminer l’ordre», explique-t-elle. Avec le risque néanmoins d’une double candidature à la présidentielle. D’autant qu’un sondage Harris Interactive pour Challenges, qui a testé l’hypothèse d’un affrontement entre Xavier Bertrand et Valérie Pécresse sur la ligne de départ pour 2022, montre un éparpillement des voix. Face à face, le président des Hauts-de-France recueillerait 11% des voix, quand son homologue francilienne obtiendrait 8%. 16 et 13% respectivement s’ils étaient le candidat unique de leur camp. Si les sondages ne restent qu’une photographie de l’opinion à un moment donné, ils démontrent bien qu’une double candidature mènerait à un nouvel échec de la droite en 2022.

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