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«Le fait d’avoir des terroristes en France permet de les surveiller», selon l’écologiste Sandrine Rousseau

La candidate à la primaire EELV s’exprimait sur la question du rapatriement des réfugiés afghans.

Les polémiques s’enchaînent. Après l’imbroglio de la bousculade aux Journées d’été EELV à Poitiers (Vienne), Sandrine Rousseau, candidate à la primaire du parti, fait de nouveau parler d’elle. Réagissant à l’information selon laquelle cinq Afghans réfugiés en France étaient sous surveillance pour leur lien supposé avec les talibans, l’ancienne porte-parole d’EELV a provoqué des remous en déclarant sur BFMTV que s’«il y a des personnes qui sont dangereuses, qui sont terroristes, ce n’est pas parce qu’ils restent en Afghanistan qu’ils sont moins dangereux…Donc quelque part, le fait de les avoir en France, ça nous permet aussi de les surveiller.» Une déclaration qui n’a pas manqué de susciter commentaires et moqueries sur les réseaux sociaux.

Selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, «il n’y a pas eu faille. Nous connaissons toutes les personnes qui sont arrivées sur notre sol.». Tous les Afghans rapatriés ont été «criblés par les services de sécurité» français à Abou Dabi avant d’arriver en France. «Parmi ces 1 000 Afghans, il y en a un qui était manifestement en lien avec les talibans mais qui a beaucoup aidé l’armée française, les Français et des journalistes (…). Il est surveillé par la DGSI, géolocalisé, il y a un certain nombre d’obligations qu’il doit tenir», a ajouté sur France Info le premier flic de France.

Face aux fractures idéologiques entre ses candidats, EELV tenté de clarifier sa position. Dans un communiqué, le parti tance d’abord le gouvernement pour des «évacuations urgentes (…). qui auraient dû être anticipées». Avant de prendre ses distances de façon implicite avec les propos de Sandrine Rousseau : «Il reste possible d’exclure des évacuations la minorité de personnes soupçonnées de liens avec les talibans, sans pour autant mettre en danger la grande majorité de personnes.» Et d’ajouter : «Il n’est pas question de prendre à la légère la présence en France de personnes dangereuses pour notre pays.»

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