mardi, juillet 5, 2022
25.1 C
Nantes

Les lamiers maculés, à adopter sans restriction !

► Priorité aux vivaces !

Les lamiers maculés – Lamium maculatum – s’alanguissent, donnent une unité aux massifs, tapissent les pieds des arbustes et parfois tiennent même le rôle de pelouse. Ils sont indispensables dans tous les jardins, mais encore plus dans un jardin d’ombre.

La plante type, aux petites feuilles poilues et aux fleurs violines, a donné naissance à de jolies variétés à feuillage argenté ou doré. Ce sont des vivaces tapissantes, compactes, semi persistantes, qui mesurent 12 à 15 cm de haut, et peuvent s’étendre sur 50 cm. La floraison a lieu du printemps au milieu de l’été. Mi-ombre ou ombre, tout leur convient, comme tous les sols, bien qu’elles aient une préférence pour un sol humifère.

→ PRATIQUE. Pensons à l’avenir, avec des jardinières de vivaces

♦ « White Nancy » illumine les endroits ombrés de son feuillage argenté et de ses fleurs immaculées.

♦ « Golden Anniversary » a des feuilles vert foncé éclairées d’un centre argenté et d’un liseré doré. Les fleurs s’épanouissent, rose pourpre.

♦ « Shell Pink » est particulièrement élégant, avec ses fleurs roses nacrées, romantiques, et son feuillage maculé de blanc.

♦ « Aureum » parsème d’or les endroits les plus tristes.

♦ « Beacon Silver » forme un sublime tapis mauve lorsque les fleurs recouvrent le feuillage argenté liseré de sombre.

► Un petit frère : Lamiastrum galeobdolon

Rangée jadis dans le genre Lamium, cette vivace très rustique n’a peur de rien, surtout si elle est plantée en sol frais, non détrempé. Elle pousse naturellement en sous-bois clair et en lisières, mais si vous souhaitez en installer une belle surface, faites appel à votre pépiniériste. Celle que l’on appelle parfois ortie jaune, forme un tapis dense de feuilles semi persistantes, nervurées, vert clair maculé d’argent, animé d’épis de fleurettes jaune pâle lumineux d’avril à juillet, hauts de 15 à 20 cm. Elle produit des stolons qui colonisent l’espace rapidement, et sur lequel on peut marcher, voire piétiner au bout de six mois. Parfaite pour remplacer le gazon à mi-ombre !

► Une charmante annuelle, Lamium pupureum

Très répandu, le lamier pourpre s’installe dès qu’il y a un endroit libre, aussi bien à mi-ombre qu’au soleil. Décombres, en lisières comme en sous-bois clairs, ou près des habitations, tout lui convient.

Avec ses tiges à section carrée, son feuillage duveteux, tout doux et ses mignonnes fleurs roses et mauves, à deux lèvres, cette petite plante est bien reconnaissable. Elle mesure entre 5 et 20 cm, lorsqu’elle fleurit. Les feuilles dentées ont une légère ressemblance avec celles de sa très lointaine cousine l’ortie, mais elles ne piquent pas. Celles du bas sont vertes, puis pourprées au sommet. Et lorsque les fleurettes se posent sur ce feuillage, c’est ravissant.

► On l’aime au jardin

Si elle est venue toute seule, adoptez-la sans restriction, sinon, récupérez des graines dans la nature ou chez des semenciers spécialisés en plantes sauvages. Au jardin, comme elle germe en automne ou en hiver, elle est parfaite pour couvrir le sol dans les parcelles vides du potager, protégeant ainsi la terre des lessivages lors des intempéries hivernales. Et permettant des cueillettes précoces, dès mars, car elle est comestible. Comme c’est une annuelle, elle n’est jamais envahissante par ses stolons. Elle vous gêne ? Arrachez-la et ne la laissez pas se ressemer. Mais c’est dommage !

► Ses autres qualités !

C’est une plante mellifère, et comme elle fleurit très tôt en saison, elle contente les pollinisateurs gourmands qui sortent de léthargie. Telles les belles et grands abeilles charpentières qui se gavent de nectar et de pollen. C’est aussi une plante médicinale, riche en fer et autres sels minéraux. Elle est astringente, anti-diarrhéique et diurétique. Comme elle est aussi désinfectante et cicatrisante, faites un onguent avec des feuilles parfaitement lavées et broyez pour mettre sur vos petites plaies

► En cuisine

Tous les lamiers peuvent se manger, à raison de quelques feuilles ciselées dans les salades, ou cuites en plus grosse quantité.

L’annuel est plus goûteux, avec une texture plus agréable. Récoltez ses feuilles et fleurs de mars à octobre, voire décembre. C’est une plante à tout faire, si fréquente qu’il est facile d’inventer des recettes suivant les saisons. Si les fleurs servent surtout de déco dans tous les plats, les feuilles peuvent se manger en salade, mêlées à d’autres feuilles, où elles apportent leurs notes poivrées, avec un soupçon de champignon, de sous-bois. Cuites, elles rejoignent les quiches, les tartes salées, les gâteaux de légumes. Hachées, elles agrémentent les sauces, que cela soit en accompagnement de viande ou de légumes. Une poignée dans une simple purée de pommes de terre la métamorphose, aussi bien par la couleur que par la saveur.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici