mercredi, août 10, 2022
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Gérald Darmanin craint «une immigration massive» et des trafics de drogue

Le ministre de l’Intérieur a énuméré ses inquiétudes face à la crise internationale.

La crise afghane ne finit pas de faire réagir. Après les propos du chef de l’État sur le contrôle des «flux migratoires irréguliers» lors de son allocution lundi dernier, provoquant l’ire d’une grande partie de la gauche, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a précisé la politique du gouvernement. Invité de BFMTV jeudi soir, le locataire de la Place Beauvau s’est d’abord inquiété de la protection des Français: «On sait que ça (l’Afghanistan, NDLR) peut être une base du terrorisme, et donc nous devons faire attention à qui nous accueillons sur notre sol (…). et à ne pas reconstituer un laboratoire du terrorisme.»

Autre sujet de préoccupation pour Gérald Darmanin, les potentielles conséquences migratoires d’une telle crise. «Une immigration massive non contrôlée pourrait comme en 2015 poser des tas de problèmes. Pas simplement pour les pays européens, mais pour les immigrés eux-mêmes : il faut pouvoir accepter ceux qui ont le droit d’asile et refuser ceux qui n’ont pas le droit d’asile», a-t-il souligné.

Enfin, le ministre de l’Intérieur, qui commentait par ailleurs la mort d’un adolescent de 14 ans à Marseille (Bouches-du-Rhône) sur fond de trafics de stupéfiants, appréhende des retombées néfastes. Selon lui, «nous avons un problème de drogue en Afghanistan», qui représente «10 à 15% du PIB» du pays.

Le ministre de l’Intérieur en a également profité pour tancer les maires écologistes et de gauche qui souhaitent accueillir des réfugiés dans leurs villes: «La générosité démonstrative n’est jamais une très bonne générosité. Quand il y a générosité, on peut le faire, me semble-t-il, sans utiliser la misère ou les difficultés humaines.»

Avant de prendre exemple sur la maire de Lille (Nord) Martine Aubry : elle «n’a pas crié urbi et orbi ce qu’elle faisait. Je veux lui rendre hommage (…). Elle accueille des familles afghanes, elle a demandé à l’État français de pouvoir les rapatrier, elle les loge dans la ville de Lille, elle le fait avec discrétion et avec humanité. On n’est pas d’accord, mais j’aime bien la façon dont elle travaille.» Gérald Darmanin a enfin appelé à une solution européenne sur le front migratoire, réitérant l’appel d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État avait notamment annoncé une «initiative commune» avec le premier ministre anglais, Boris Johnson.

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