mercredi, août 10, 2022
25.3 C
Nantes

Arnaud Montebourg se déclarera candidat le 4 septembre à Clamecy (Nièvre)

C’est au cœur de l’été que l’ancien ministre, après avoir hésité au printemps, a confirmé son intention de se lancer dans la course à la présidentielle

Selon une information de Libération, confirmée au Figaro, Arnaud Montebourg se lancera le 4 septembre prochain dans la course à la présidentielle depuis sa ville natale de Clamecy dans la Nièvre. L’ex ministre de l’Économie et du Redressement productif de François Hollande a choisi le jour anniversaire de la proclamation de la IIIe République par Léon Gambetta en 1870. Il détaillera son projet ensuite, le 25 septembre à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), dans son ex-circonscription, un lieu qui marque toute sa vie politique.

L’ancien ministre et député qui était censé avoir quitté la scène politique en 2017 pour se consacrer à une activité d’entrepreneur dans le domaine des amandes, du miel et des glaces, avait entamé son retour à l’automne dernier avec son livre L’Engagement, publié chez Grasset. À ses côtés, une équipe restreinte mais motivée de parlementaires et quelques personnalités comme l’économiste Gaël Giraud. Peu de temps avant, il vantait l’indépendance économique de la France et dénonçait le rôle de la mondialisation dans le cadre de la crise sanitaire. Des idées qu’il porte depuis très longtemps – comme celle aussi de la VIe République – et qu’il veut aujourd’hui poser au cœur du débat présidentiel.

L’incertitude planait sur sa motivation

Des fortes incertitudes ont plané au printemps dernier sur ses motivations réelles. Arnaud Montebourg a été durement secoué par le Covid. A gauche par ailleurs, beaucoup pointent le fait qu’il n’est soutenu par aucun parti et ne possède pas les fonds nécessaires à une campagne présidentielle, que les candidatures sont déjà trop nombreuses. « Ce qui a consolidé sa décision cet été, c’est que toutes les raisons pour laquelle il était décidé à y aller sont toujours valides et que rien ni personne n’est parvenu à s’imposer ces derniers mois », confie au Figaro la sénatrice Laurence Rossignol, membre du petit cercle des premiers soutiens de l’ancien ministre. « L’état du pays, la violence des fractures, les dangers l’ont obligé à sortir de sa réserve. C’est quasiment une question morale pour lui », ajoute-t-elle.

Arnaud Montebourg n’en n’est pas à sa première candidature. En 2011, il était arrivé en troisième position avec 17% à la primaire citoyenne organisée par les socialistes. En 2017, à la primaire suivante, son camarade Benoît Hamon était passé largement devant lui. Arnaud Montebourg alors, au fil de la campagne, en désaccord avec ses idées, avait pensé rejoindre Jean-Luc Mélenchon. Cette fois-ci, pas de primaire pour le moment, même si un vote interne au PS n’est pas exclu à ce stade. Mais Arnaud Montebourg n’est plus au PS, et ne souhaite pas ce processus.

« Une offre spécifique à gauche »

Cette candidature s’ajoute à gauche, à celle de Jean-Luc Mélenchon pour les Insoumis et de Fabien Roussel pour le PCF, mais aussi à celle des écologistes qui sont en pleine primaire, et à celle d’Anne Hidalgo, même si la maire PS de Paris ne s’est pas encore déclarée officiellement. Elle est officiellement soutenue dans sa démarche par le premier secrétaire Olivier Faure. Aucun de ces candidats cependant, ne perce dans les sondages.

« Je suis convaincue qu’à l’arrivée, personne ne se lancera de façon irresponsable mais Arnaud Montebourg propose une offre spécifique à gauche avec cette certitude que l’histoire lui a donné raison et qu’il peut seul, élargir le socle », souligne Laurence Rossignol. « Son potentiel va au-delà du socle socialiste, son offre s’adresse aux socialistes, à la gauche et surtout aux Français ! »

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici