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les pieds sur la Grande Boucle, la tête à Tokyo

Mathieu Van der Poel (Alpecin-Fenix), lors de la septième étape du Tour de France, entre Vierzon (Cher) et Le Creusot (Saône-et-Loire), le 2 juillet. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le Tour a démarré depuis une semaine et, ce vendredi 2 juillet, à l’arrivée de la septième étape au Creusot (Saône-et-Loire), non seulement Mathieu Van der Poel (Alpecin-Fenix) est toujours dans le peloton, mais il est aussi toujours en jaune.

Le grand départ n’avait pas encore été donné à Brest que le prodige néerlandais devait lever les doutes en conférence de presse : envisage-t-il de quitter prématurément la Grande Boucle ? Car la participation du petit-fils de Raymond Poulidor est l’un des événements de cette édition et il aurait été dommage qu’elle se termine prématurément.

Surtout, si VDP a dû maintes fois rassurer sur ses intentions, c’est que cette année, comme nombre de ses camarades du peloton, il a déjà un œil rivé sur le Japon. « Dans la perspective des Jeux olympiques, je ne sais pas combien d’étapes je vais disputer, a-t-il expliqué aux journalistes. Mais ça serait sympa de finir mon premier Tour de France. »

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Le cycliste de 26 ans vise une médaille d’or en VTT aux JO de Tokyo, qui s’ouvrent le 23 juillet. Soit cinq jours après l’arrivée du Tour de France sur les Champs-Elysées. Et cette échéance reste, de son propre aveu, « son objectif principal » de l’année. Au point d’ailleurs que le descendant de « Poupou » aurait, un temps, envisagé de sécher la Grande Boucle… avant de se faire recadrer par sa formation.

« Je comprends très bien les intérêts commerciaux de nos sponsors et c’est l’équipe qui paie mon salaire à la fin du mois. Il faut savoir mettre de temps en temps de l’eau dans son vin, avait-il justifié, début février 2021, auprès du magazine néerlandais Wieler Revue. Et ce n’est bien sûr pas une punition de devoir participer au Tour. »

« Le Tour est plus important »

« VDP » n’est pas le seul à être confronté à ce dilemme. Nombre de coureurs qui ont pris le grand départ le 26 juin s’aligneront, le 24 juillet, sur l’épreuve de course en ligne, longue de 230 kilomètres, de l’ouest de l’agglomération tokyoïte aux contreforts du mont Fuji.

C’est notamment le cas de son « meilleur ennemi », Wout van Aert, dont la formation Jumbo-Visma espère remporter cette édition du Tour, un an après la défaite de son leader, le Slovène Primoz Roglic, à la veille de l’arrivée. « Pour moi, les deux compétitions [le Tour de France et les JO] sont au même niveau. Mais, pour l’équipe, je pense que le Tour est plus important », expliquait-il au Monde, mi-juin, en marge d’un stage de préparation à Tignes (Savoie).

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