mercredi, août 10, 2022
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l’hôpital de la Quarantaine renaît de ses cendres à Beyrouth

REPORTAGE – Grâce au financement de la coopération suisse, au courage de Robert Sacy et de son équipe, l’établissement, tout près de l’épicentre de la déflagration le 4 août 2020, a pu rouvrir son service pédiatrie.

Beyrouth

À quelque chose malheur est bon. Robert Sacy ne renie pas le proverbe français. En juin dernier, le médecin a inauguré la nouvelle aile de pédiatrie et de néonatologie de l’hôpital gouvernemental de la Quarantaine. Financée par la coopération suisse, elle permet à une trentaine d’enfants d’y être hospitalisés. «C’est superbe, non?», tonne-t-il, bretelles noires tendues sur le ventre, tandis qu’il fait visiter le nouvel espace tout propret. «On a même installé un parasol pour prendre le café sur la terrasse et des enclos pleins de verdure. On pourrait passer sa vie ici, vous ne trouvez pas? Enfin, moi, j’y passe déjà vingt heures sur vingt-quatre…»

Il y a pourtant un an, le fondateur de l’association Assameh, qui vient en aide aux mères et à leurs enfants, pleurait toutes les larmes de son corps. Le 4 août 2020, «l’œuvre de (s)a vie» avait été réduite à néant au moment où plusieurs centaines de tonnes de nitrate d’ammonium explosaient au port de Beyrouth.

Situé à quelques centaines

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