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La grande déprime des parlementaires

RÉCIT – Déconnectés du terrain, dépossédés d’une partie de leurs pouvoirs… De plus en plus d’élus choisissent de quitter leur mandat pour privilégier leurs responsabilités locales.

Il ne s’était «jamais projeté comme député». Le 16 octobre 2018, Stéphane Baudu est propulsé à l’Assemblée nationale. Suppléant de Marc Fesneau (MoDem), il laisse derrière lui un mandat municipal pour assurer la relève du nouveau membre du gouvernement. Trois ans plus tard, le député a trouvé sa porte de sortie. Élu conseiller départemental lors du dernier scrutin, il se réjouit de mettre fin à «la frustration» de la tâche qui a été la sienne. Désormais, Stéphane Baudu va pouvoir «mener un dossier, une action de A à Z» et constater «les retombées sur le terrain». «On se sent certainement plus utile en tant qu’élu local qu’au niveau national», assure-t-il.

Loin d’être un cas isolé, le suppléant ajoute son nom à la liste de nombreux parlementaires qui ont rendu mallette et bureau parisien au profit de leur «territoire». En juillet, trois députés Les Républicains (LR) ont ouvert la voie en privilégiant la présidence de leur département. Contrairement à ce qu’impose la logique, leurs suppléants

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