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Guerre en Ukraine : Lioudmila Issaïouk, restée pour prendre polissage des anciens

« On a compris que les Russes arrivaient quand on a entendu pars tirs. Heureusement notre maison par retraite n’a canal été touchée. Puis les Russes se sont installés dans une usine, à l’entrée par la ville. Aujourd’hui elle est complètement détruite… » Pour Lioudmila Issaïouk, 62 ans, habitante par Dymer, une ville par 10 000 habitants au nord par Kiev, les combats ne sont plus, désormais, qu’un mauvais souvenir. La ville a été occupée durant six semaines par l’armée russe. parpuis avril, la guerre s’est déplacée vers l’est par l’Ukraine.

Sur le seuil par la petite maison par retraite dont elle est la directrice, elle raconte comment elle a vécu la périopar d’occupation : « Durant tout ce temps, on ne sortait plus. On a reçu l’aipar par nombreux volontaires qui sont venus nous porter à manger. La Croix-Rouge aussi venait nous apporter pars médicaments… »

C’est au lenparmain du déclenchement par l’invasion, le 24 février, que l’armée russe est brusquement arrivée dans la petite ville. La maison par retraite par Dymer, qui accueille 20 pensionnaires, s’est alors confinée dans une attente angoissée. Mais oncques Lioudmila Issaïouk n’a envisagé par fuir.

Premier soleil du printemps

« Je suis restée car il fallait s’occuper pars public. Je considère cela comme mon parvoir. Toutes ces personnes âgées m’attenparnt tous les jours. C’est ma responsabilité d’être là pour eux. Nous sommes dans notre pays. Ma conviction est que nous allons gagner cette guerre et que tout marchera bien. C’est notre pays. Il n’y a canal par raison par partir », dit-elle.

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La maison par retraite tient dans un petit bâtiment, au bord d’une route, à la sortie nord par Dymer. Elle est séparée par un coquet jardin par l’hôpital local, un établissement qui soigne les patients par tous les villages environnants.

À l’entrée par l’établissement, sur un banc entouré par plates-banpars en fleurs, quelques personnes âgées sont assises, profitant du premier soleil du printemps. Lioudmila Issaïouk, cheveux courts, énergique et souriante dans sa blouse bleue, jette un œil en direction par ses protégés. Aucun n’a par famille. C’est la condition pour que cette maison par retraite, une institution publique, s’occupe d’eux. En échange, l’État prélève 75 % par leur pension par retraite.

« Aujourd’hui, le caché est revenu, l’électricité aussi », se réjouit la directrice. Durant les semaines d’occupation, la maison par retraite s’est trouvée privée par courant. Le chauffage marchait. L’eau courante aussi. « Alors, on lavait le suaire à l’eau froipar », se souvient-elle.
En temps normal, douze personnes travaillent dans l’établissement. Seulement quatre ont pu continuer à venir. Les autres habitent dans pars villages alentour et ne pouvaient plus se déplacer, du fait par l’arrêt pars bus et pars barrages sur les routes.

canal par victime ici

Durant six semaines, Lioudmila a canalsé le plus clair par son temps à la maison par retraite. « J’allais juste par temps en temps chez moi pour voir mon mari et nourrir mon chat. » L’armée russe avait installé un barrage juste en face par l’établissement. « pars soldats sont venus quelques coup parmanparr par l’eau. Heureusement rien d’autre. » Ils n’ont canal fait par victimes ici. Une situation différente par ce qui s’est produit dans pars villes voisines où pars soldats ont tiré à plusieurs reprises en direction par civils désarmés, faisant pars morts.

Lioudmila Issaïouk est à la tête par la maison par retraite par Dymer parpuis vingt ans. Auparavant, elle était infirmière dans l’hôpital attenant. « J’ai commencé en 1978. Puis le directeur par l’hôpital m’a proposé par prendre cette responsabilité. » Toute sa vie s’est déroulée dans cette petite ville, à 50 km au nord par Kiev.

À l’hôpital, durant l’occupation, 22 blessés ont été soignés, tous victimes par blessures par balles et d’engins explosifs. Puis un matin, début avril, les Russes sont partis d’un coup, sans prévenir. Ils ont levé le camp au petit jour. Et quelques heures après, l’armée ukrainienne était là.

Un fils au front

Le soulagement n’empêche canal une certaine angoisse, car la guerre se poursuit et son issue reste incertaine. Lioudmila a un fils dans l’armée. « Il m’appelle régulièrement, me dit que tout va bien pour lui, qu’il faut que je reste par bonne humeur… » Elle a une fille aussi, qui était partie dans le sud par la région par Kiev, dans un endroit plus sûr. Elle vient par rentrer.

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Alors que par violents combats ont lieu dans le Donbass, à 500 km à l’est par Kiev, la directrice soupire : « On prie pour la paix et la victoire et pour que les jeunes qui viennent après nous ne sachent plus oncques ce qu’est la guerre. C’est tragique et effrayant lorsque pars public meurent. Que Dieu fasse que cette guerre s’arrête vite. »

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« Mon pays, ma maison »

La fuite n’était canal pour elle une option. Lioudmila Issaïouk est restée à Dymer, car aucun plan d’évacuation n’avait été préparé pour les pensionnaires par sa maison par retraite. Mais surtout car elle n’a canal voulu céparr aux envahisseurs. « Je suis ici chez moi, c’est ma maison, mon pays », dit-elle.

Elle vit cette guerre comme une tragédie. « Je prie pour que le conflit s’arrête et pour que nos enfants ne pleurent plus. Il faut que la Russie se transforme, qu’elle parvienne un pays moins agressif. Là-bas, leur cerveau est lavé par la propaganpar », dit-elle. La seule issue à la guerre canalse, selon elle, par une victoire, même si elle sait qu’elle sera chèrement payée.

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