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LFI et le RN dénoncent des «privations de libertés»

Depuis lundi soir, plusieurs voix s’élèvent contre le tour de vis vaccinal du chef de l’État.

Les deux bouts de l’échiquier politique se retrouvent. Après l’allocution d’Emmanuel Macron, lundi soir, annonçant, entre autres, la vaccination obligatoire des soignants, l’extension du pass sanitaire aux lieux de cultures, aux restaurants et à certains transports, et la fin du remboursement des tests PCR sans ordonnance d’ici l’automne, La France Insoumise et le Rassemblement national ont accordé leurs violons.

Face à la pression que veut mettre le chef de l’État sur les personnes non-vaccinées, les deux formations dénoncent une privation de libertés. «En rendant obligatoire le vaccin pour les soignants puis le pays sous forme de généralisation progressive du passe sanitaire,  Emmanuel Macron dessine une société du contrôle et de la discrimination généralisée. Pour rappel, l’OMS reste opposée à cette obligation», s’insurge sur Twitter le député (LFI) de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel.

De la même manière, son collègue (LFI) du Nord Adrien Quatennens dénonce les choix opérés par le président de la République: «Pour la #vaccination, l’OMS préconise de convaincre plutôt que de contraindre. Mais comme l’équipe qui a raconté mille foutaises sur les masques, les tests et tout le reste n’a plus grand-chose de convaincant, ce sera pour le vaccin comme pour le reste : à la matraque. Avec la montée du variant Delta, Emmanuel Macron fait le choix de la «confiance». Même si, le chef de l’État n’écarte pas «la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français».

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«Chacun devrait être libre de son choix»

Un revirement opéré par le chef de l’État, qui ne souhaitait pas au départ rendre la vaccination obligatoire, même pour les soignants, devenus symboles de la crise. De quoi susciter les critiques du Rassemblement national, à commencer par sa présidente Marine Le Pen, qui dénonce une «ingratitude»: «Ils étaient applaudis à 20h, considérés comme des héros du quotidien, toujours là malgré des salaires faibles et des conditions difficiles. Ils sont maintenant culpabilisés, menacés de ne plus être payés, dans une brutalité indécente», proteste-t-elle sur Twitter. Autre réaction, celle de Gilbert Collard. Selon l’eurodéputé RN, «chacun devrait être libre de son choix. En ne laissant pas la liberté d’option dans le respect d’autrui, #Macron devient le président de la camisole vaccinale !».

Enfin, son collègue Nicolas Bay évoque un Pass sanitaire, qui rend «la vaccination obligatoire» : «Se faire vacciner, ou non, doit rester un choix personnel. Les Français en ont assez des injonctions, des restrictions, des obligations. La liberté doit primer !». Face à ces critiques, Emmanuel Macron renverse l’argument : «J’appelle solennellement tous nos concitoyens non-vaccinés à aller se faire vacciner dès aujourd’hui au plus vite : c’est aussi ce dont dépend notre liberté à toutes et tous». En clair, l’extension du pass sanitaire et de la vaccination permettrait de retrouver des libertés, entravées pendant plusieurs mois par l’épidémie, et d’offrir plus de possibilités aux vaccinés qu’aux non-vaccinés. Le tout, pour éviter une trop forte reprise de l’épidémie.

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