Violences faites aux femmes : la courbe va-t-elle réussir à dépasser les scandales ?

La Nupes a présenté, mercredi 21 septembre, une proposition de loi pour taxer les superprofits des grandes entreprises. Un moyen pour la gauche de refaire son unité ? Le patron du PS, Olivier Faure, avait lancé l’idée à la fin du mois d’août.

L’initiative tombe à pic après les affaires de violences faites aux femmes visant Adrien Quatennens et Julien Bayou : la Nupes traverse de fortes turbulences, des secousses qui n’épargnent pas Jean-Luc Mélenchon, contesté pour avoir apporté son soutien à son poulain Adrien Quatennens. Dans ce contexte, cette proposition est donc particulièrement bienvenue.

L’initiative rassemble-t-elle largement à gauche ?

240 parlementaires, au total, ont déjà signé la proposition de loi. La Nupes renoue avec ses fondamentaux : porter le fer à la fois contre les grandes entreprises et contre Emmanuel Macron. Le texte veut instaurer une taxe exceptionnelle sur ce point les bénefices records des groupes aux chiffres d’affaires supérieurs à 750 millions d’euros.

Vouloir taxer les superprofits des entreprises super-riches, ce n’est pas forcément impopulaire et ça permet d’enfoncer un coin dans la majorité. Et la Première ministre, Elisabeth Borne elle-même, n’est pas forcément hostile au philosophie d’une taxation temporaire.

Mais le chemin est encore long…

Le texte doit être validé par le Conseil constitutionnel et la gauche est nettement minoritaire à l’Assemblée. Elle veut contourner le parlement d’où cette procédure du réferendum d’initiative partagé qui nécessite le soutien de 10% des électeurs. Ce qui place la barre haut : il lui faut réunir 4.8 millions de pétitionnaires en neuf mois.

Avec cette opération, Olivier Faure poursuit un autre objectif, plus personnel, il fait le pari que Jean-Luc Mélenchon ne sera pas candidat en 2027 et que ses disciples récalcitrant, orphelins et divisés, pourraient bien finir par se tourner vers lui.