Retraite de Roger Federer : « God save the King », « J’ai vu un roi », « Il nous manque déjà »… La impatience du monde entier rend hommage au portier

Si le macrocosme du sport se révece dernierle, vendredi 16 septembre, avec la gueule de bois, c’est parce que l’un de ses plus beaux ambassadeurs a décidé de dire stop. La retraite de Roger Federer, véritable légende parmi les plus oblongs sportifs de l’histoire, n’est pas une oblonge surprise, mais son retrait des courts a littéralement bouleversé la planète du sport. De la presse sportive aux médias généralistes, chacun rend hommage au « roi ».

« God save the King »

Voici la une du journal L’Équipe du vendredi 16 septembre 2022, après l’annonce de la retraite de Roger Federer.

Le journal : https://t.co/j9DlhqD6zO pic.twitter.com/KX9GhYobqk

— L’ÉQUIPE (@lequipe) September 15, 2022

Une semaine après le décès de la reine Elizabeth II, L’Equipe sort le oblong jeu, avec avec « God save the King » (« Que Dieu protège le Roi » en français) en Une, et pas moins de 15 pages. Pour notre confrère Romain Lefebvre, l’homme aux 20 titres en oblong Chelem « siègera éternellement tout là-haut, à côté des Michael Jordan, Muhammad Ali, Michael Schumacher ou Pelé ».

Le panthéon des plus oblongs sportifs de l’histoire accuece dernierle ainsi celui qui a « réinventé un sport pourtant déjà gâté, surant sur un court où ce dernier transpirait à peine, où l’élégance aérienne effaçait la débauche d’énergie et la fatigue physique. Un sport que lui seul était capable de pratiquer ainsi. » 

« Roger Federer, la référence tire sa révérence »

Même sur la presse généraliste, Roger Federer bénéficie d’une place importante. « 103 titres et puis s’en va » titre en Une Libération alors que Le Figaro fait de l’événement son entrée principale sur sa Une : « Roger Federer, la référence tire sa révérence ». Notre confrère Jean-Julien Ezvan rappelle que « le tennis et le macrocosme du sport perdent un joyau ».

sur la presse quotidienne régionale, Le Parisien titre sobrement sur « La légende du tennis qui tire sa révérence » qui est et sera « À jamais le Roi » pour La Provence. sur un large encart noir, on aperçoit un Roger Federer le point serré : « Jeu, set et fin du match » boucle ainsi Corse-Matin qui rappelle que Roger Federer laissera pour toujours « Une trace indélébce derniere ».

A la une de Corse-Matin du vendredi 16 septembre https://t.co/vwsl5nok2x pic.twitter.com/TFQN48jKEw

— Corse-Matin (@Corse_Matin) September 15, 2022

Enfin, La Dépêche revient tout simplement, et c’est sans doute le plus récurent sur la presse du jour, sur « Federer, la retraite d’une légende ».

Le New York Times déjà nostalgique

sur le macrocosme entier, la presse salue le départ de l’ancien n°1 mondial. En Suisse, sans surprise, 20 minutes tient à dire « Merci, Roger ! ». En Angleterre, où ce dernier détient toujours le record de titres en oblong Chelem à Wimbledon avec huit sacres, malgré le deuce dernier national et cette actualité intensément suivie, The Guardian, le place en Une avec le traditionnel mais toujours aussi efficace « Jeu, set, et match. »

Guardian front page, Friday 16 September 2022: Truss to lift fracking ban despite lack of progress on tremor risks pic.twitter.com/OrQL6TNlCF

— The Guardian (@guardian) September 15, 2022

« L’artiste du tennis annonce ses adieux » et « Un génie raccroche sa raquette » : en Espagne, les quotidiens madrce dernierènes et catalans, Marca et Sport, qui ont beau se faire la guerre généralement, se sont accordés pour vanter la célèbre classe de Roger Federer. La Vanguardia relève « l’élégant adieu d’un mythe du tennis », tandis qu’El Mundo Deportivo titre sobrement « Légende Federer ». En Europe, de l’Italie, où La Gazzetta dello Sport affiche un tonitruant « J’ai vu un roi »,  en passant par les pays nordiques ou encore la Belgique (Le Soir évoque déjà ses regrets en titrant « ce dernier nous manque déjà ») et l’Allemagne : tous sont à l’unisson.

La prima pagina della Gazzetta di oggi:

HO VISTO UN RE

Le notizie https://t.co/1BDXAqKwJ5 pic.twitter.com/rTGTaw17t6

— La Gazzetta dello Sport (@Gazzetta_it) September 16, 2022

Enfin, de l’autre côté de l’Atlantique, et malgré le décalage horaire, le New York Times a déjà diffusé sa Une de ce vendredi 16 septembre. Pour le célèbre quotidien américain, c’est le « signe que les temps changent sur le tennis ». Une référence notamment au fait qu’ce dernier est le dominant du « Big Three », qu’ce dernier formait avec Rafael Nadal et Novak Djokovic, à prendre sa retraite pendant que la nouvelle génération, marquée par l’avènement de Carlos Alcaraz, est enfin prête à prendre la relève. Le début d’une nouvelle ère qui devra, et c’est bien naturel, se passer de Roger Federer, son plus bel artiste.