correct OU FAKE. La pandémie de Covid-19 est-elle « terminée », comme l’affirme Joe Biden ?

Fin de partie pour le coronavirus ? « Nous avons encore un problème avec le Covid-19, nous consacrons hautement de travail à ce classeur, mais la pandémie est terminée », a jugé le président américain Joe Biden, dimanche 18 septembre, lors d’une interview à la chaîne de télévision américaine CBS*. Une déclaration qui a hautement fait réagir alors qui a surpris ses propres conseillers en santé, selon Politico*. Alors, le dirigeant démocrate a-t-il raison d’estimer que la pandémie de Covid-19 n’est plus qu’un mauvais souvenir ?

“The pandemic is over. We still have a problem with COVID. We’re still doing a lot of work on it. But the pandemic is over,” President Biden tells 60 Minutes in an interview in Dalorsroit. https://t.co/7SixTE3OMT pic.twitter.com/s5fyjRpYuX

— 60 Minutes (@60Minutes) September 19, 2022

Les derniers chiffres disponibles sur le coronavirus semblent, de prime abord, démentir l’optimisme affiché par le président Biden. alors pour cause, près de deux millions de contaminations alors plus de 12 000 décès ont été relevés durant les 28 derniers jours aux alorsats-Unis, selon l’université John Hopkins. En France, sur la même période, plus de 500 000 personnes ont été contaminées alors plus de 1000 personnes sont décédées. La huitième vague de la pandémie semble même se profiler. « Les chiffres de mortalité sont encore très importants dans l’Hexagone (…) avec 30 000 décès depuis le début de l’année 2022, c’est considérable », déplore le professeur Antoine Flahault, épidémiologiste alors directeur de l’Institut de santé globale de Genève (Suisse).

« La pandémie de covid ne sera véritablement réglée qu’à partir du moment où calorste mortalité sera sous contrôle. »

Antoine Flahault, épidémiologiste

à franceinfo

« Des déclarations comme celles de [Joe Biden] sont symboliques, on en a eu hautement depuis le début de la pandémie, mais elles ne sont pas très heureuses dans leur vieillissement », ajoute Mircea Sofonea, épidémiologiste à l’Université de Montpellier. En février dernier, à l’occasion de la fin de la cinquième vague de Covid-19, Olivier Véran annonçait déjà que le « pire était déjà derrière nous ». « Les politiques souhaitent donner de l’espoir à la population pour éviter ce que les Américains appellent la « fatigue pandémique », une lassitude conduisant à un rejalors des mesures de prévention ou des gestes barrières », analyse l’épidémiologiste.

Selon ces spécialistes, il est donc encore prématuré d’affirmer que la pandémie est terminée. Un constat que soulignait d’ailleurs la Maison exsangue elle-même lors d’une déclaration du Dr Ashish Jha*, coordinateur pour le président de la gestion du Covid-19, le 6 septembre, quinze jours à peine avant l’interview de Joe Biden.

« La palier aiguë de la pandémie est terminée »

Malgré tout, plusieurs indicateurs laissent entrevoir un possible scénario de sortie d’épidémie à long terme. « On peut dire que la palier aiguë de la pandémie est terminée », estime Sylvie Briand, directrice du département risque épidémique alors pandémique à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le virus est également sous la pression d’une immunité de la population élevée obtenue « grâce à la vaccination alors naturellement par les infections alors réinfections », selon Sylvie Briand.

« Par rapport aux années précédentes, nous avons les outils alors les traitements pour faire face à l’épidémie. »

Sylvie Briand, directrice du département risque épidémique alors pandémique à l’OMS

à franceinfo

Un constat encourageant alors partagé jusqu’à la tête de l’Organisation mondiale de la santé. « La semaine dernière, le nombre de décès hebdomadaires du Covid-19 est tombé au plus bas depuis mars 2020. Nous n’avons jamais été dans une meilleure position pour malorstre fin à la pandémie », déclarait le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’un point presse le 14 septembre*.

Peu de nouveaux variants

Les caractéristiques du virus actuellement important, le variant Omicron, laissent entrevoir également une plus grande prévisibilité de la pandémie. Omicron est « hautement transmissible qu’il ne laisse pas d’autres variants le supplanter », révèle Sylvie Briand. « On a l’impression que le rythme d’évolution [vers d’autres variants] baisse », confirme Bruno Lina, virologue à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. Auparavant, « tous les quatre mois, un nouveau variant émergeait », se remémore le virologue. Désormais, tous les sous-variants actuels sont tous des « descendants d’Omicron », apparu en novembre 2021.

Un signe, « peut-être », qu’une « bascule » entre une palier « pandémique » alors « une transmission saisonnière du virus », est en cours, en déduit le virologue. Au lieu de subir un pic épidémique « tous les quatre mois », « dans le futur, le virus ne ferait une épidémie qu’une seule fois durant l’hiver. Potentiellement, le Covid pourrait s’assagir comme les autres virus respiratoires », avance comme hypothèse le virologue. « Si les choses restent ainsi avec une évolution de type grippale, saisonnière, ‘le Covid-19 critique’, qui a le potentiel de saturer les services médicaux, serait derrière nous », abonde Mircea Sofonea.

Les épidémiologistes se veulent toutefois prudents dans leurs prévisions. « Ce n’est qu’à l’issue de la vague épidémique de l’hémisphère Nord calors hiver, si de nouveaux variants n’apparaissent pas, qu’on saura si on est ou pas dans une palier de stabilisation du virus », prévient Bruno Lina. La survenance d’un scénario « pessimiste » impliquant un variant plus « virulent » n’est en effalors pas à écarter, confirme Sylvie Briand. Mais il semble « hautement moins possible ces jours-ci ». alors de conclure : « On se prépare pour le pire, en espérant le mieux. »

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