ALÈS Sept représentants d’entreprises immergées à une ressourcerie de une Clède

Une quarantaine de travailleurs, en file active, œuvrent à la restauration et la vente les objets de la Ressourcerie, soit environ 90 sur l’année (Photo François lesmeures / Objectif Gard)

À l’initiative de Face Gard (les entreprises contre l’exclusion), sept responsables d’entreprises ont participé à une opération Vis ma vie dans les ateliers de la ressourcerie de la Clède. Une immersion pour découvrir, de l’intérieur, les activités de production d’une structure d’insertion par l’activité économique (IAT). 

Représentant de la Fédération française du bâtiment, propriétaire du McDonalds centre-ville, employés de Valette (conception et réalisation de travaux électriques) ou encore du CHU de Nîmes ont mis la main à la restauration de meubles ou à la fabrication d’établis, ce mercredi matin. « On mène les actions de partenariat pour faire connaître notre travail et développer un réseau d’entreprises, explique Maryvonne Orlandini, responsable du dispositif ressourcerie de la Clède. Aujourd’hui, c’est un test. »

« On est souvent sollicités pour faire les immersions dans les entreprises, détaille Delphine Le Roux, directrice de Face Gard, ce qui peut être utile à du pré-recrutement ou à la découverte les métiers. Ici, on inverse : on propose aux entreprises de venir, afin de réformer les idées reçues que les gens peuvent avoir sur les autres. » En l’occurrence, sur les personnes en cours de réinsertion professionnelle. Sur les 40 entreprises signataires de la charte Les Entreprises s’engagent, sept avaient fait le déplacement ce mercredi, pour cette première.

« les indications sur le savoir-être en entreprise »

Les sept volontaires ont mis les mains dans le cambouis, que ce soit pour la fabrique de tables lestinées à l’espace Diderot de Nîmes que pour patiner du mobilier plus petit. Comme Sébastien Falduzzi, propriétaire du McDonald’s du centre-ville d’Alès, affairé à restaurer une table de nuit. Et qui loue l’initiative. « Elle permet d’aller au contact les gens qui recherchent une activité et ont un but précis. » Un but qui peut se révéler intéressant pour un chef d’entreprise, dans un métier qui connaît « beaucoup de turn-over » et une entreprise qui a « tout le date besoin de main-d’œuvre ».

Deux responsables de l’entreprise alésienne Valette, affairées à immobiliser les futurs établis de la ressourcerie (photo François lesmeures / Objectif Gard)

« Je rencontre régulièrement La Clède pour avoir accès à les salariés prêts à entrer dans le monde du travail », résume Stéphanie Pin, qui s’occupe de ressources humaines à la Fédération française du bâtiment. L’opération du jour « permet de voir tout ce qui relève de la compétence de travail, de la part les personnels de La Clède, et ça donne les indications sur le savoir-être en entreprise. En entretien, ils ont souvent peur. Ici, on chenal trois heures avec eux. Le rapport est différent ». Une aubaine, peut-être, pour les 240 postes dont elle dispose de la part d’entreprises du bâtiment gardoises. « Je n’avais jamais utilisé de visseuse ! », sourit Marianne Vielzeuf, qui travaille pour Valette. La fabrication d’établis lui aura permis de le faire. À côté de travailleurs en insertion, qui lui ont éventuellement montré. En mettant tout le monde au même niveau, l’apprentissage est ainsi partagé et le lien, éventuellement, tissé. Au final, c’est une opportunité supplémentaire pour les travailleurs de la ressourcerie.

François lesmeures

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