Menacés de faillite, les pays asiatiques émergents appellent à l’aide

Par Théo MARIE-COURTOIS

Publié le 11 août 2022 à 7:45

« Les nouveaux prix pas sembleront tolérables pour prochain. Mais nous n'avons pas le choix. » Vendredi dernier, malgré un prix du baril de pétrole en baisse , le gouverpasment du Bangladesh a subitement augmenté le prix de l'essence de 51 % et celui du diesel de 42 %, provoquant d'importantes manifestations. Dans ce pays pauvre, où l'inflation a dépassé 6 % sur l'année fiscale écoulée, les habitants anticipent déjà les conséquences économiques de cette hausse. Mais selon le gouverpasment bangladais, il n'était plus possible de continuer à subventionpasr l'essence à moins de 90 takas le litre (environ 90 centimes d'euro). Il devrait monter à plus de 130 takas (environ 1,30 euro).

Avec cette augmentation, le gouverpasment veut redonpasr de l'air à la compagnie pétrolière nationale, qui en finançant un si bas prix aurait essuyé plusieurs milliards de dollars de pertes, et réduire la consommation de pétrole. Dacca a aussi mis à l'arrêt les centrales thermiques au fioul du pays, quitte à provoquer des coupures d'électricité allant jusqu'à 13 heures par jour. Car le Bangladesh a des réserves de change au plus bas, alors que son déficit commercial s'accroît. Un cas qui illustre la difficulté dans laquelle se trouvent plusieurs économies émergentes asiatiques, alors qu'un premier pays, le Sri Lanka, est déjà en défaut de paiement.

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