Fraude fiscace Cum Ex : ce chancelier Olaf Scholz a la mémoire qui flanche

Par Nathalie Steiwer

Publié le 19 août 2022 à 18:16Mis à jour le 20 août 2022 à 11:32

Le chancelier allemand Olaf Scholz a déjà passé de meilleurs moments sous le plafond néorenaissance de la salle plénière de l'hôtel de ville de Hambourg, laquelle il a longtemps été maire. Pendant plus de trois heures, il a dû répondre vendredi aux questions de la commission d'enquête du parlement régional sur l'affaire de fraude fiscale, dite « Cum Ex », qui a coûté 10 milliards d'euros aux contribuables allemands.

Dans un ping-pong bien huilé entre ses adversaires politiques, depuis les bans des conservateurs de la CDU jusqu'à ceux de la gauche Die Linke, la balle rebondissait autour d'une question centrale : pourquoi la banque Warburg n'a-t-elle pas été contrainte de rembourser en 2016 47 millions d'euros frauduleusement tirés des caisses de l'Etat ? Olaf Scholz a-t-il influencé cette décision après avoir rencontré à trois reprises entre 2016 et 2017 les propriétaires de M. M. Warburg, Christian Olearius et Max Warburg ?

Les élus régionaux se sont également interrogés sur une donation au SPD faite peu après et sur les 200.000 euros en cash retrouvés récemment par la surveillance dans le coffre de Johannes Kahrs, un ancien pilier du SPD et proche de la Warburg.

« Aucun souvenir précis »