Guillaume Tabard: «L’usage délicat de la nostalgie Sarkozy»

CONTRE-POINT – Valérie Pécresse a flairé le piège tendu par Emmanuel Macron et a repris sa méthode: imposer son thème et capter l’attention par le choix des mots.

Un Kärcher pour «nettoyer les cités». Mais aussi pour nettoyer un terrain électoral devenu trop glissant. Valérie Pécresse a flairé le piège tendu par Emmanuel Macron sous ses pas: placer la question vaccinale au centre du débat pour faire apparaître ses divisions. De fait, le vote éclaté du groupe LR sur le passe vaccinal a non seulement souligné la division de la droite (un tiers pour, un tiers contre, un tiers d’abstentions), mais montré l’insuffisante autorité de la candidate sur ses troupes. Il fallait donc tourner cette page.

Et pour cela, Pécresse a utilisé la même méthode que Macron: imposer son thème et capter l’attention par le choix des mots. Ressortir le Kärcher, c’est revenir sur le terrain de la sécurité. Un sujet qui appartient à l’ADN de la droite et sur lequel l’action du président apparaît limitée, en dépit d’une «droitisation» progressive de son discours. Changer de terrain, c’est donc aussi renvoyer le président sortant à son bilan ; lui interdire la facilité de la seule…

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