«La volonté de convaincre et le besoin de briller»

CONTRE-POINT – La règle du jeu n’appelait pas aux envolées lyriques. Présenter un programme de travail de six mois n’est pas tenir un meeting destiné à soulever les passions.

Copie impeccable, aurait dit un examinateur de l’ENA. Dans sa feuille de route de la présidence française de l’Union européenne, Emmanuel Macron n’a rien oublié. Trois parties (une Europe «souveraine», un «nouveau modèle de croissance», une Europe «humaine»), chacune divisée en quatre sous-parties, et comportant chacune un objectif, des modalités concrètes et un rendez-vous pour un sommet, une conférence, un colloque, un anniversaire. Non, il ne manquait rien, si ce n’est cette conscience qu’entraîner les Français dans un élan européen ne passe pas toujours par l’aridité d’une copie exhaustive.

La règle du jeu, il est vrai, n’appelait pas aux envolées lyriques. Présenter un programme de travail de six mois n’est pas tenir un meeting destiné à soulever les passions. Ce n’est pas non plus développer une vision globale pour un pays que l’on prétend conduire pour la durée d’un quinquennat. Durant cette conférence de presse au long propos liminaire, Emmanuel Macron a donc tenté de concilier deux…

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