Comment les consignes sanitaires ravivent le procès en exemplarité des politiques

DÉCRYPTAGE – À l’instar de Boris Johnson, de nombreux dirigeants ou ministres se sont vus reprocher leur légèreté quant au respect de règles édictées pourtant par leur propre gouvernement.

Il y a un an, ses collaborateurs arrosaient joyeusement la fin de l’année. Aujourd’hui, c’est Boris Johnson qui trinque. Les rumeurs et allégations se multiplient en effet dans la presse au sujet d’une «Christmas party» organisée quelques jours avant Noël au 10, Downing Street, résidence officielle du premier ministre britannique. L’événement serait trivial bien sûr, s’il n’était survenu en plein pendant un pic de l’épidémie, au moment même où les Anglais étaient contraints de fêter Noël sans sortir de chez eux – sur décision de Boris Johnson himself.

Plus grave, le premier ministre s’est d’abord obstiné à nier en bloc, avant que ne ressurgisse une vidéo dans laquelle une ancienne porte-parole reconnaît les faits en riant, au cours d’un exercice où elle s’entraînait avec ses collègues à répondre aux questions d’éventuels journalistes sur le scandale. Depuis, la polémique prend des proportions incontrôlables, et la majorité ne se cache même plus de réfléchir au choix d’un successeur au chef…

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