«À droite, la victoire de la méthode et de la clarté»

CONTRE-POINT – Si la seule échelle gauche-droite était réductrice pour classer les cinq prétendants, Éric Ciotti et Valérie Pécresse ont tenu des discours et des postures qui en faisaient les deux concurrents les plus assumés à droite.

Puisqu’il semblerait que les références à de Gaulle soient en ce moment à la mode, on peut dire que Valérie Pécresse a gagné une bataille, mais qu’elle n’a pas encore gagné la guerre. Avec 655 voix de retard seulement sur Éric Ciotti, et désormais soutenue par les trois autres candidats, la voilà quasi assurée d’emporter la primaire interne aux Républicains. Il y a cependant encore loin d’ici à un retour de la droite à l’Élysée.

La campagne avait commencé avec le favori des sondages (Bertrand) et le favori des cadres et des élus (Barnier). Secondée par l’efficace Patrick Stefanini, son directeur de campagne qui avait été l’artisan des victoires de Jacques Chirac en 1995 et de François Fillon à la primaire de 2016, la présidente de l’Île-de-France a gagné la bataille des cartes, en faisant revenir à LR tous les adhérents de son mouvement Libres!. Elle s’est montrée la plus «professionnelle», une qualité que nul ne lui conteste ; une force nécessaire, même si elle est insuffisante pour garantir

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