«Une réponse politique entre concessions et diversion pour la Guadeloupe»

CONTRE-POINT – Un tel projet d’autonomie de l’île peut difficilement être une réponse immédiate, suffisante et pertinente à une flambée de violence et à un mal-être social.

Pour justifier l’ouverture à un statut d’ «autonomie» pour la Guadeloupe, Sébastien Lecornu a prétendu aborder la crise dans l’archipel sans «aucun tabou». Il y a un mot pourtant qui reste tabou dans le discours gouvernemental, c’est celui de «recul». Du discours martial de Jean Castex, lundi dernier, aux ouvertures consenties par le ministre des Outre-mer, cinq jours plus tard, il est cependant difficile de ne pas pointer les concessions qui sont autant de cadeaux faits aux fauteurs de troubles.

Ainsi de l’obligation vaccinale. Dans les mots, il n’est pas question de l’abandonner pour les personnels soignants et les pompiers. Mais son report au 31 décembre est déjà un recul, comme la levée de la suspension des professionnels récalcitrants et le rétablissement de leur rémunération. Si l’urgence sanitaire est le motif de cette obligation vaccinale, tout report est synonyme d’une mise en danger sanitaire étonnamment acceptée outre-mer alors que l’argument d’autorité reste brandi en métropole.

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