comment les partis politiques tentent de se réinventer

ENQUÊTE – L’élection présidentielle grossit les rangs des mouvements politiques, mais ce phénomène cache une lente érosion.

Le rendez-vous est donné dans un café chic du 16e arrondissement de Paris. En ce lundi matin, plusieurs dizaines de militants aux cheveux gris ont pris de leur temps pour écouter leur favori. Devant eux, Michel Barnier, en lice pour le congrès des Républicains, souligne avec insistance leur rôle dans cette campagne interne. «Il faut que chacun des adhérents que vous êtes mesure la gravité de la situation et la responsabilité qui en découle», affirme-t-il. En face du prétendant à l’Élysée, l’attention est totale. Le soutien aussi. Il y a longtemps que les adhérents n’avaient pas autant été mis au centre du jeu, et chacun est fier de rappeler son attachement au parti.

«Je suis encartée depuis 50 ans», se félicite ainsi Béryl, 70 ans. «Même s’il y a eu des périodes où j’ai douté, je n’ai jamais quitté mon parti. C’est trop facile quand tout le monde se barre et revient quand ça va mieux», sermonne-t-elle. Issue d’une «famille gaulliste», la militante évoque avec nostalgie ses années partisanes.

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