une élection municipale partielle sous haute tension

ENQUÊTE – Après l’annulation des résultats du scrutin ayant eu lieu en 2020, les deux principaux prétendants, Othman Nasrou (LR) et Ali Rabeh (Génération.s), se livrent une bataille à couteaux tirés dans une ville où le communautarisme et l’islamisme radical sont en augmentation.

Des épaves de voitures, des restes de poubelles brûlées, des détritus en tout genre, des vitres d’appartement brisées… C’est dans ce décor qu’Othman Nasrou, candidat LR à l’élection municipale partielle de Trappes, dont le premier tour aura lieu le 10 octobre, déambule. En cette fraîche journée d’automne, le vice-président de la région Île-de-France et proche de Valérie Pécresse est dans l’Allée des Yvelines, quartier historique et très populaire de la ville.

Accompagné de l’un de ses militants, il discute avec des jeunes de cette cité située à seulement quelques minutes de la gare. «On est complètement abandonnés. Il y a des rats, des cafards, des fuites d’eau, tout est complètement pourri. Ce n’est plus une cité, c’est un bidonville, regardez, il n’y a rien, c’est une décharge , lui lance Zinedine, un habitant du quartier. L’élu LR acquiesce. Il pointe la responsabilité des édiles successifs et promet qu’il fera tout pour changer les choses, une fois aux manettes. Pas franchement convaincu,

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