Qu’est-ce qui fait courir Édouard Philippe?

ENQUÊTE – L’ancien premier ministre lance samedi sa formation afin de peser dans la vie politique après la présidentielle.

C’est une prise d’indépendance. En toute «loyauté», bien sûr. Édouard Philippe va endosser, samedi, une nouvelle fonction. Pour peser dans la vie politique, il a bien imaginé, au printemps, se porter candidat à la présidence de la très influente Association des maires de France (AMF). Mais l’option a très vite été écartée: ce sera donc patron de parti. Le sien, lancé depuis la ville dont il est maire, Le Havre (Seine-Maritime). «Un vrai parti. Avec un moteur et de l’essence. Des militants et un leader», se délecte d’avance un proche de l’ancien premier ministre, conscient qu’il dessine là un tableau inversé de La République en marche (LREM).

Édouard Philippe, lui, n’a jamais voulu adhérer à ce mouvement plus proche de la start-up que du parti traditionnel. Son modèle est une structuration à l’ancienne. Celle découverte au début des années 2000 dans l’ombre d’Alain Juppé, son mentor devenu dirigeant de l’UMP, cinq ans après avoir quitté Matignon. Édouard Philippe aura attendu quinze mois.

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