Marseille, le carnet de chèque ou la «Révolution»?

CONTRE-POINT – Le déplacement marseillais sera-t-il l’ultime avatar du «quoi qu’il en coûte»?

Pas plus que Rome ne s’est faite en un jour, Marseille ne se reconstruira en trois jours. Le triduum phocéen d’Emmanuel Macron a certes une dimension symbolique: montrer la volonté présidentielle de prendre à bras-le-corps les maux de la deuxième ville de France, apporter la preuve de la capacité de l’État à travailler en confiance avec les acteurs locaux, et convaincre que l’homme pressé de 2017 est devenu un président, bientôt un candidat, capable de prendre son temps.

Mais si Marseille cumule bien des problèmes se posant partout en France, ce déplacement illustre tout le dilemme macronien de cette fin de quinquennat. Un dilemme que l’on peut ainsi résumer: le carnet de chèque ou la Révolution, pour reprendre le titre de son livre programme de 2016.

Le chef de l’État n’arrive pas les mains vides sur la Canebière. Outre les 300 postes de policiers promis en renfort, c’est en centaines de millions, peut-être 1 milliard d’euros, que se chiffrent les annonces égrenées au fil de ses trois jours.

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