la majorité surjoue l’union face à l’opposition

Les dirigeants de LREM et du MoDem ont fait un nouveau pas vers un rapprochement formel dimanche, en mettant en scène le «rassemblement» face au morcellement des autres camps.

Envoyé spécial à Guidel (Morbihan)

L’écran de François Bayrou s’éclaire. Un message apparaît, la nouvelle vient de tomber: Les Républicains choisiront leur candidat le 4 décembre lors d’un congrès fermé. En découvrant l’information, samedi soir, le président du MoDem ne peut s’empêcher de sourire. «C’est un révélateur, dit-il devant l’océan Atlantique, à Guidel (Morbihan), où il a réuni ses troupes pour la rentrée de son parti. Le paysage politique est dévasté par les guerres d’ego.»

Le centriste a beau jeu d’accélérer son plan: une union avec La République en marche (LREM) dans un «mouvement unitaire central». À l’entendre, le projet vaut «pour une génération». Mais à sept mois de l’élection présidentielle, sans attendre la probable déclaration de candidature d’Emmanuel Macron, elle permet aux deux principaux partis de la majorité de jouer la carte de l’unité contre des oppositions morcelées. Et tant pis si la «maison commune» promise tarde à voir le jour, ou si le haut-commissaire au Plan

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 70% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Abonnement sans engagement

Déjà abonné ?
Connectez-vous