«Des divisions qui font le bonheur de Macron»

CONTRE-POINT – Toutes les formations de gauche qui exaltent dans les mots les démarches «citoyennes» et l’esprit de rassemblement sont revenues à des logiques strictement partisanes.

Comme elle était fière, la gauche du «Printemps marseillais»! Cette belle union citoyenne, socialiste et écologiste qui, en gagnant la deuxième ville de France avait à la fois battu la droite et humilié les macronistes. Avec ce cartel gagnant, la gauche espérait avoir déniché la pierre philosophale lui ouvrant à nouveau le chemin de la victoire. Un an plus tard, aucune des leçons de cette épopée municipale n’a été retenue à l’échelon national. Et c’est avec Emmanuel Macron – qui l’aurait imaginé il y a quelques semaines encore? – que Benoît Payan, le maire PS, bénéficiaire à l’hiver de ce printemps phocéen, travaille en confiance et dans un esprit constructif; «main dans la main», a-t-il dit ce vendredi.

Le contraste est saisissant. Toutes les formations de gauche qui exaltent dans les mots les démarches «citoyennes» et l’esprit de rassemblement sont revenues à des logiques strictement partisanes. Même si chacun aspire à dépasser les frontières de son propre parti, Jean-Luc Mélenchon sera

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 69% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Abonnement sans engagement

Déjà abonné ?
Connectez-vous