67% des Français approuvent le passe sanitaire

SONDAGE EXCLUSIF – Selon une étude Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, une majorité de Français soutient la mesure phare du gouvernement pour lutter contre l’épidémie. 57% d’entre eux désapprouvent le mouvement de contestation.

La France a-t-elle atteint un plafond de verre vaccinal ? C’est tout l’enjeu des prochaines semaines alors que les chiffres épidémiques semblent s’améliorer et que le pays se rapproche lentement des 50 millions de primo-vaccinés. Si un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro révèle que 8 adultes sur 10 (79%) sont complètement vaccinés – 85% avec une dose – l’étude précise que la moitié des récalcitrants refuse toujours de recevoir le sérum. D’«irréductibles antivax quoi qu’il arrive», selon l’institut.

Malgré tout, l’exécutif peut se réjouir: en décembre dernier, seuls 42% des Français étaient favorables à la vaccination. Autre motif de satisfaction gouvernemental, l’acceptation du passe sanitaire par une bonne majorité de la population (67%). Une donnée plus nuancée aux deux bouts de l’échiquier politique : 53% des sympathisants LFI et 45% RN (45%) sont contre. Dans leur ensemble, les Français demandent l’extension du passe dans le temps et dans son extension aux entreprises par exemple.

59% des Français qualifient les anti-passe d’«égoïstes»

Si la mobilisation antipasse a connu une forte poussée cet été après l’allocution d’Emmanuel Macron le 12 juillet dernier, elle baisse depuis quelques semaines. Pour 57% des Français, ce mouvement n’est pas justifié. 59% qualifient ses partisans d’«égoïstes», quand 61% les considèrent comme des «inconscients qui mettent en danger la santé de tous». Selon Odoxa, les anti-passe sont principalement des primo ou des non-vaccinés.

Quant aux retombées politiques pour le président de la République, les Français sont divisés: 48% considèrent que c’est un succès car «c’est la preuve que son intervention» a fonctionné. Au contraire, 49% des Français estiment que le chef de l’État au contraire «n’a pas réussi à convaincre». Ils ne seront donc pas satisfaits d’apprendre qu’Emmanuel Macron n’exclut pas une extension du passe sanitaire au-delà du 15 novembre prochain dans les territoires sous forte pression de l’épidémie.

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