Xavier Bertrand n’y participera «en aucun cas de figure»

Sur Europe 1, le président de la région Hauts-de-France a répété une nouvelle fois que «la primaire» de la droite n’était «pas son affaire».

La trêve estivale aura été de courte durée. À droite, deux des principaux prétendants à l’Élysée se sont renvoyé la balle dimanche et ce lundi matin au sujet du rassemblement de leur famille politique. «Je tendrai la main (…) à Valérie Pécresse comme à Laurent Wauquiez (…). J’ouvrirai mon équipe à tous les talents pour mener campagne comme pour diriger le pays», lançait hier Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France et candidat à l’élection présidentielle, dans une interview au JDD .

Une main tendue à laquelle a vertement répondu la présidente de la région Île-de-France, autre candidate déclarée à la présidentielle. «La meilleure façon de tendre la main, c’est de prendre part à la règle collective», a déclaré Valérie Pécresse sur RTL, rappelant qu’il serait selon elle «ubuesque» qu’il y ait deux candidats de droite à l’élection présidentielle. «Nous sommes en situation de gagner. Il faut que l’on trouve un mode de sélection du capitaine de l’équipe. Je jouerai collectif», a expliqué celle qui plaide pour qu’une primaire départage les différents candidats de la droite.

Xavier Bertrand ne participera «en aucun cas de figure» à une primaire

Mais le président des Hauts-de-France ne l’entend pas ainsi. Sur Europe 1, ce matin, il a rappelé son ambition d’aller à la présidentielle sans passer par la case primaire. Il a même expliqué qu’il n’y participerait «en aucun cas de figure». «La primaire n’est pas mon affaire parce que je veux un contact direct avec les Français», a-t-il plaidé.

«Je pense être celui qui pourra gagner face à Emmanuel Macron. Ce n’est pas une primaire qui décidera de tout ça, ce sera la présidentielle», estime Xavier Bertrand. Et de conclure, évoquant ses camarades réclamant une primaire : «Le bon sens des Français va aussi éclairer nombre de représentants politiques, et au final, il n’y aura qu’un candidat de la droite sur la ligne de départ».