Le Sénat se pose en garant de la loi sanitaire

La chambre haute veille à ce que l’Assemblée nationale et le gouvernement restent dans une certaine mesure. Sous le regard du Conseil constitutionnel.

Au creux de l’été, le Palais du Luxembourg veille au grain. Au terme d’une semaine marquée par l’application controversée du passe sanitaire, la fermeté du gouvernement sur la situation aux Antilles et un cinquième samedi de mobilisation, la Chambre haute reste aux aguets quant à la bonne application de l’accord trouvé fin juillet entre députés et sénateurs.

Si le silence d’une grande partie de la classe politique était notable après ce nouveau week-end de protestation, Philippe Bas, rapporteur du texte au Sénat, souligne un point qu’il juge déterminant: «Tout ceci ne peut marcher que s’il y a la confiance, ce qui suppose que les règles soient stables.» Dans le viseur du parlementaire, le gouvernement, qui prend «des décisions allant au-delà des termes de la loi». Pour Philippe Bas, l’extension du passe aux centres commerciaux de plus de 20.000 m2 et les dernières déclarations gouvernementales, évoquant une possible annulation d’un QR Code valide utilisé par un fraudeur, tout comme la connaissance

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 59% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Abonnement sans engagement

Déjà abonné ?
Connectez-vous