le parcours politique de la femme interpellée

Cassandre Fristot, l’enseignante arrêtée pour avoir porté une pancarte antisémite dans une manifestation à Metz, a été la cheffe de cabinet de Louis Aliot. Ce dernier désigne indirectement Florian Philippot comme responsable de son entrée au Rassemblement national.

L’image a fait le tour des réseaux sociaux : lors d’une manifestation contre le passe sanitaire à Metz, une femme a arboré une pancarte antisémite, en affichant le nom de plusieurs responsables politiques qualifiés de «traîtres».

Un acte qui a suscité les indignations, mais aussi les interrogations. L’Indépendant indique lundi 9 août que la personne en question, par ailleurs interpellée ce matin, serait Cassandre Fristot, une ancienne cadre du Front national. Cette enseignante s’était présentée aux élections législatives de 2012, avant d’officier brièvement comme cheffe du cabinet de Louis Aliot, alors vice-président du Front national. Elle aurait par la suite quitté le parti en raison d’une mésentente avec Louis Aliot concernant ses horaires de travail.

À VOIR AUSSI – Dans la capitale, les manifestants mobilisés contre le passe sanitaire appellent à «la liberté»

«Une fille présentée par l’équipe de Philippot»

Une information que le principal intéressé a confirmée, tout en renvoyant au passage ce dossier brûlant à Florian Philippot, ancien cadre du parti.

« Elle a été mon assistante pendant deux mois. Le temps que je l’embauche et que je la débauche… C’était une fille présentée par l’équipe de Philippot dans l’Est. Ça ne m’étonne pas qu’on la retrouve là. Ces dingueries ne me font pas rire du tout… C’est honteux», a-t-il déclaré dans L’indépendant.

«Monsieur Aliot ment»

«Monsieur Aliot ment, madame Fristot n’a jamais été dans mes équipes, il le sait parfaitement», a répondu Florian Philippot pour Le Figaro. «Il m’était hostile au sein du FN, il n’aurait évidemment jamais pris comme cheffe de cabinet une de mes proches», a ensuite ajouté le président des Patriotes.

Après son exclusion du parti, Cassandre Fristot s’était présentée en 2014 et en 2020 aux élections municipales d’Hombourg-Haut, en Moselle, sans réussir les deux fois, à ne récolter plus de 12% des voix au premier tour. Sa liste, «Hombourg à cœur, le respect des valeurs», avait été classée «extrême droite» la première fois, puis «divers droite», en 2020.

À VOIR AUSSI – «Je l’ai portée l’étoile moi»: un rescapé du Vel d’Hiv indigné devant les étoiles jaunes brandies par les anti-vaccins