«Humanitaire ou sécuritaire, l’équilibre délicat»

CONTRE-POINT – Emmanuel Macron est pris en tenaille au sujet des réfugiés afghans. La droite l’accuse de naïveté, la gauche de s’en prendre au droit d’asile. Une mise à l’épreuve du «en même temps».

Il n’a pas fallu une semaine pour que le débat change de nature sur les conséquences du retour des talibans à Kaboul. Le souci du sécuritaire, sur le sol français, a pris le relais de l’angoisse humanitaire, sur le sol afghan. Le principe de précaution, face à l’inquiétude migratoire et à la menace terroriste, a remplacé le sursaut d’indignation face à la victoire de l’obscurantisme. Précampagne présidentielle oblige, un enjeu géostratégique pesant sur l’équilibre mondial devient une question de politique nationale. Il y a une semaine, c’étaient les démocraties occidentales qui étaient accusées de n’avoir pas su empêcher un retour si brutal des talibans ; aujourd’hui, c’est le gouvernement français qui est mis au défi de maîtriser les effets sur le territoire national de cette onde de choc.

Politiquement, il s’est ainsi produit une bascule radicale. Emmanuel Macron était montré du doigt par la gauche, du PS aux Insoumis ; le voici interpellé par la droite et le Rassemblement national. Au lendemain

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