Vu de Suisse, Perpignan la vitrine rassurante du Rassemblement national

VU D’AILLEURS – Artisan de la «dédiabolisation», Louis Aliot a été le premier RN à conquérir une grande ville. Reportage à Perpignan, un an après…

Par Alain Rebetez (La Tribune de Genève)

Il y a un an presque jour pour jour, Louis Aliot était élu maire de Perpignan et gagnait pour la première fois une ville de plus de 100.000 habitants au Rassemblement national. Âgé de 51 ans, cadre influent du parti où il est entré en 1990, longtemps compagnon de Marine Le Pen dont il est séparé mais en bons termes, il incarne l’aile «dédiabolisante» du RN. Quand il vous reçoit dans son bureau de la mairie de Perpignan, il ne dédaigne pas afficher cette image rassurante: il fait venir à ses côtés son directeur de cabinet, Stéphane Babey, qui n’a rien d’un militant frontiste puisque c’est l’ancien bras droit de la présidente socialiste du département… «C’est un technicien, un centriste, on a rapproché nos positions», explique le maire avec un sourire. «Il y a cinq ou six ans, on pensait qu’on n’avait pas les mêmes idées, confirme le «dircab». Maintenant, on sait qu’on partage bien des points et qu’on a une volonté d’agir commune.»

Alors, en un an, qu’est-ce

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