une agence contre les ingérences étrangères

Le gouvernement craint la multiplication d’attaques en ligne contre les candidats pendant la présidentielle.

Lutter contre «la menace informationnelle» et «les ingérences étrangères dans le débat public». Tel est l’objectif de Viginum, l’agence nationale de lutte contre les manipulations de l’information en provenance de l’étranger, qui verra le jour en septembre prochain.

Son existence, officialisée le 14 juillet par Jean Castex via un décret, avait été annoncée il y a quelques semaines par Stéphane Bouillon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Une structure qui pourrait avoir fort à faire dans la perspective de la présidentielle, puisque sa mission sera d’identifier les opérations impliquant un état étranger et visant à la diffusion en ligne de fausses informations de nature à porter atteinte «aux intérêts fondamentaux» du pays.

«Il y a une grosse crainte des élites politiques libérales, qui redoutent des manœuvres russes, chinoises, turques ou iraniennes pour servir les candidats populistes», décrypte François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’Institut

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