lutin napolitain, classe de Thiago et prépa des Bleus

  • A l’affiche : pas d’affiche

Première trêve dominicale du tournoi, avec zéro rencontre au programme du 4 juillet. L’Euro prend une pause pour mieux revenir avec la première demie, mardi 6 juillet au stade de Wembley (Londres). L’Italie affrontera l’Espagne pour la revanche de la finale de 2012, largement remportée par la Roja (4-0).

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République tchèque-Danemark (1-2) Les Danois poursuivent leur étonnant parcours à l’Euro 2021. Traumatisés après le malaise cardiaque de leur joueur Christian Eriksen en début de compétition, les Scandinaves se sont qualifiés pour les demi-finales de la compétition en surclassant les Tchèques, samedi au stade olympique de Bakou grâce à des buts de Thomas Delaney et Kasper Dolberg en première période. Le réveil de la Narodni tym dans le second acte n’y changera rien : le Danemark se qualifie pour le dernier carré de l’Euro pour la première fois depuis son sacre continental surprise en 1992.

Ukraine-Angleterre (0-4) Un récital, une master class. L’équipe d’Angleterre, jugée peu convaincante jusqu’aux phases finales, s’affirme comme un sérieux prétendant au titre. Après sa victoire face à l’Allemagne en demi-finales, la sélection de Gareth Southgate a délivré samedi à Rome une leçon de football aux Ukrainiens, complètement débordés au retour du vestiaire. Avec un Harry Kane – auteur d’un doublé samedi – de nouveau ravageur dans les surfaces adverses, les Three Lions montrent les griffes avant de retrouver mercredi, dans leur antre londonien de Wembley, des Danois qui seront tout sauf des proies faciles.

  • Euro star : Lorenzo Insigne

Lorenzo Insigne en pleine célébration de son but face à la Belgique, en quart de finale de l’Euro 2021. La Squadra Azzura s’est imposée deux buts à un face aux Diables rouges, à l’Allianz Arena de Munich (Allemagne) vendredi 2 juillet./ AFP / POOL / ANDREAS GEBERT ANDREAS GEBERT / AFP

L’éternel espoir du football transalpin finit par arriver à maturité à tout juste 30 ans. Le joueur de Naples réalise un tournoi de haute volée, et n’est pas étranger au parcours de l’Italie, qualifiée pour le dernier carré de la compétition. L’ailier gauche de 1,63 m est l’un des hommes de base du sélectionneur Roberto Mancini.

Le lutin napolitain a inscrit deux buts dans le tournoi, dans le même registre. Le numéro 10 avait donné le ton lors du match d’ouverture avec un enroulé du droit, pour inscrire le troisième but face à la Turquie le 11 juin (3-0). Il a remis ça, lors du choc des quarts de finale remporté le 2 juillet face à la Belgique (2-1). Insigne a inscrit le deuxième but italien lors d’un raid solitaire côté gauche. Il a déposé Tielemans d’un crochet intérieur avant d’enrouler son pied droit, pour trouver la lucarne d’un Thibaut Courtois impuissant. « Je ne me suis jamais autant diverti dans une équipe. J’ai l’impression de jouer avec des amis durant les vacances », a t-il déclaré lors de la conférence de presse d’après match.

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  • Pendant ce temps… Lewis Hamilton prolonge jusqu’en 2023 avec Mercedes

Le septuple champion du monde britannique a prolongé samedi 2 juillet de deux saisons son contrat avec Mercedes. Il est désormais lié avec l’écurie allemande – qu’il a rejointe début 2013 – jusqu’en 2023. Codétenteur du record de titres mondiaux (7) avec Michael Schumacher, Hamilton, 36 ans, a désormais au moins trois années, en comptant celle en cours, pour devenir le pilote le plus sacré de l’histoire de la F1. Peut-être dès cette saison ; Hamilton pointe à la deuxième place du classement derrière le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).

  • Dans la lucarne : la classe de Thiago Alcantara

Il est parfois des gestes individuels dont la beauté surpasse la performance collective. L’Espagnol Thiago Alcantara nous l’a prouvé vendredi, à l’issue de la séance de tirs au but remportée par la Roja aux dépens de la Suisse (1-1, t.a.b. 1-3). Dès le coup de sifflet final, le joueur de Liverpool n’a pas eu le réflexe habituel d’aller droit vers le gardien auteur de l’arrêt décisif ou du dernier buteur de la séance (en l’occurrence Oyarzabal) pour célébrer la qualification dans le dernier carré.

Le numéro 10 a préféré aller voir le camp adverse, pour consoler Ruben Vargas, en pleurs après sa tentative ratée. L’Ibère a également réconforté le portier helvète Yann Sommer, auteur d’une prestation XXL avec dix arrêts, dont sept rien qu’en prolongation. Alcantara, c’est la classe sur le terrain et en dehors.

  • Coin de ciel (presque) bleu : la préparation physique au centre des critiques

L’élimination des Bleus dès les huitièmes de finale face à la Suisse n’a pas fini de faire parler. Après les querelles entre les proches des joueurs et les tensions aperçues sur la pelouse de Bucarest, c’est maintenant au tour du staff de Didier Deschamps de se retrouver dans l’œil du cyclone.

D’après les informations de RMC Sport, certains joueurs ont mis en cause la préparation physique, jugée trop intense dès le début de la compétition. Intronisé après la Coupe du monde 2018, le préparateur physique Cyril Moine devrait quitter son poste. Grégory Dupont, présent lors du Mondial russe victorieux, devrait faire son retour du côté de Clairefontaine.

Didier Deschamps et Noël Le Graët doivent se rencontrer en début de semaine pour dessiner les contours du nouveau staff, en vue du Mondial 2022 au Qatar.

  • Reprise de volée : Kevin De Bruyne fataliste

Le milieu de terrain belge Kevin De Bruyne à la fin du quart de finale de l’Euro 2021 entre son équipe et la sélection italienne, le 2 juillet. STUART FRANKLIN / AFP

« On a eu trop de problèmes pour être à 100 % »

Mauvaise foi ou lucide constat d’échec ? Une nouvelle fois auteur d’un très bon match vendredi 2 juillet face à l’Italie, Kevin De Bruyne est revenu sur la préparation tronquée de son équipe, éliminée en quarts par l’Italie (2-1). « On savait que ce serait un tournoi difficile car il y avait beaucoup d’éléments et de paramètres qui ont joué contre nous. La blessure d’Eden [Hazard], le forfait de Timothy [Castagne] dès le premier match, Axel [en manque de rythme]… On a eu trop de problèmes pour être à 100 %. »

Et « KDB » de s’ajouter à cette liste d’infortune, lui qui fut longtemps incertain pour cet Euro après avoir subi une double fracture au nez et à l’orbite de l’œil gauche en finale de la Ligue des champions avec Manchester City. « Je n’étais pas à 100 %. Je me suis battu (…). On essaiera de nouveau la prochaine fois. Mais, dans un premier temps, je vais d’abord penser à me retaper. »

Le compte-rendu : Italie-Espagne en demi-finale, encore raté pour la Belgique

  • Covidomètre : l’Euro, « supercontaminateur » ?

Malgré les inquiétudes autour des contaminations dues au variant Delta, la jauge de Wembley reste maintenue à 60 000 spectateurs lors des demi-finales et de la finale (après avoir été augmentée de 22 500 en phase de groupes à 40 000 en huitièmes). Une décision qui inquiète l’OMS. En Finlande ou en Ecosse, l’Euro a joué le rôle de « supercontaminateur », avec des supporteurs revenus infectés dans leur pays. « Si on voulait ensemencer l’Europe de ce variant Delta, on ne s’y prendrait pas autrement », pestait l’épidémiologiste Antoine Flahault.

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Le Monde