«L’heure des femmes est venue», selon Valérie Pécresse

La présidente de la région francilienne devrait se déclarer candidate dans les prochaines semaines.

Avancer ses pions petit à petit. C’est la stratégie mise en place par Valérie Pécresse, présidente de l’Ile-de-France. Réélue à la tête de sa région avec 45,9% des voix, la probable candidate à une éventuelle primaire de la droite estime que «l’heure des femmes est venue». Dans un entretien au journal La Provence, la présidente du mouvement Libres! l’affirme : elle fera «entendre sa voix» cet été. En clair, Valérie Pécresse prépare les esprits à sa probable entrée en campagne dans les prochaines semaines. Car, selon elle, il n’y a pas de «candidat naturel qui a émergé» à droite. Une pique directement adressée à Xavier Bertrand, déjà lancé pour la présidentielle et qui souhaite s’imposer dans un rapport de force sondagier. Face à ses concurrents putatifs, le président des Hauts-de-France a dit vouloir «conduire le rassemblement». Mais selon sa consœur francilienne, «on ne peut pas jouer solo dans cette affaire».

«Je suis vaccinée deux fois : contre le Covid et contre les divisions de la droite»

Dans une tribune publiée mardi 6 juillet dans Le Figaro, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, et Hervé Morin ont affiché un front uni en lançant un appel à l’organisation d’une primaire ouverte. Une initiative, disent-ils, pour éviter l’éparpillement des voix au premier tour, et refuser tout candidat naturel ou désigné par un sondage, comme le propose Christian Jacob. «Moi, je suis vaccinée deux fois : contre le Covid et contre les divisions de la droite», martèle Valérie Pécresse. Façon de forcer la main de Xavier Bertrand pour qu’il se range derrière la primaire.

Comme pour le président des Hauts-de-France, Valérie Pécresse espère que son succès aux régionales lui servira de rampe de lancement. Entre Emmanuel Macron, dont «le en même temps est une forme de godille politique qui crée de l’immobilisme», et Marine Le Pen dépeinte en «loup déguisé en grand-mère», l’ancienne ministre du budget veut trouver une voie de passage qui lui permette de s’imposer. Lors des élections régionales, Valérie Pécresse avait évoqué «un choix de société» face à l’union de la gauche. Après avoir convaincu les Franciliens, elle espère maintenant persuader son camp.