Le 4 décembre 2018, Emmanuel Macron est pris pour cible par des «gilets jaunes»

LE JOUR OÙ TOUT A BASCULÉ (8/8) – Après un week-end marqué par des violences inédites, le chef de l’État se rend à la préfecture du Puy-en-Velay pour constater les dégâts causés. Des manifestants se rassemblent et prennent pour cible son convoi.

À l’hiver 2018, les Français n’ont pas la tête aux fêtes de fin d’année. Depuis plusieurs semaines, le pays est saisi par un nouveau mouvement social. Chaque week-end, des «gilets jaunes» investissent les ronds-points en signe de protestation. D’abord portés par l’opposition à la taxe carbone, ils élargissent leurs contestations à l’ensemble de la politique menée par Emmanuel Macron. Le 1er décembre, l’avenue des Champs-Élysées à Paris troque ses traditionnels stands du marché de Noël contre des barricades installées à la hâte. À la mi-journée, le rassemblement prend une ampleur inédite et violente. Réunis autour de l’Arc de triomphe, des anonymes affrontent longuement les forces de l’ordre.

Dans le même temps, un autre rendez-vous est donné devant les grilles de la préfecture du Puy-en-Velay (Haute-Loire). «Vous allez griller comme des poulets», lance un manifestant au personnel préfectoral terrifié. En quelques minutes, la situation dégénère. La serrure des grilles saute, laissant la voie

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 73% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ pendant 2 mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous