En Polynésie, le président assume «la dette nucléaire»

Attendu sur les essais nucléaires, le président n’a pas prononcé d’excuses.

Le sujet ne figurait pas en tant que tel dans le programme des visites, consacrées au développement de l’archipel, à son patrimoine ou son environnement. Mais il était évidemment à l’ordre du jour. En déplacement en Polynésie depuis samedi, après une escale au Japon, le chef de l’État Emmanuel Macron ne pouvait pas éviter la question des essais nucléaires conduits par la France de 1966 à 1996 dans les atolls de Mururoa et de Fangataufa.

La blessure est toujours à vif dans l’archipel et dans le Pacifique. Les pays riverains comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande gardent une amertume diplomatique. Les habitants, des séquelles physiques pour certains liées aux retombées radioactives. Mardi, avant de redécoller pour la métropole, le président de la République a tenté un exercice de responsabilité.

«J’assume et je veux la vérité et la transparence avec vous», a lancé le chef de l’État à Papeete. «La nation a une dette à l’égard de la Polynésie française. Cette dette est le fait d’avoir abrité

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