Emmanuel Macron défend le nucléaire et le «cas par cas» pour l’éolien

En déplacement en Polynésie, touchée par les conséquences du réchauffement climatique, le chef de l’État a précisé le plan du gouvernement pour faire baisser les émissions de gaz à effets de serre.

Actuellement en déplacement en Polynésie, Emmanuel Macron a défini dans un entretien à France info les deux piliers de la stratégie française pour agir contre le dérèglement climatique. Le chef de l’État prône d’abord la réduction des émissions de CO2. «Là-dessus, on est en train d’accélérer», a-t-il insisté, rappelant l’engagement de «la neutralité carbone 2050», et le «paquet climat» présenté récemment par la Commission européenne.

Le président de la République a ensuite invité à «construire la résilience», à «s’adapter», et à «résister à ces dérèglements». Pour cela, il souhaite notamment «équiper nos hôpitaux, nos écoles, nos maisons de retraite face au réchauffement climatique». «Dans le plan de relance, on a cela, nous équiper pour faire face aux grandes chaleurs qui peuvent arriver sur des périodes plus ou moins longues dans nos latitudes aussi», a également indiqué Emmanuel Macron.

« On a la chance d’avoir le nucléaire»

Il a par ailleurs défendu une «stratégie ultramarine, qui est de développer plus massivement le renouvelable», en insistant sur les bénéfices en matière de souveraineté, de coûts et de climat. «On a la chance d’avoir le nucléaire historique, mais on doit continuer à développer nos renouvelables», a-t-il ensuite poursuivi, en référence à «la biomasse, la géothermie, le solaire et l’éolien».

Sur ce dernier sujet, celui des éoliennes, les oppositions se multiplient en France, notamment en raison de l’impact de ces dispositifs sur le paysage. «Il ne faut tomber dans aucune caricature, il y a des endroits où on pourra faire des projets éoliens parce qu’ils sont adaptés et pertinents», a répondu Emmanuel Macron.

Du «cas par cas» pour les éoliennes

Il a appelé à faire du «cas par cas», évoquant «des endroits qui sont déjà bien dotés et où il n’y a pas de consensus et où il faudra nous-même construire des stratégies alternatives».

Emmanuel Macron a néanmoins affirmé son attachement aux paysages de la France, estimant que «c’est une part de notre patrimoine, de notre richesse profonde, de notre identité». «Je veux que l’on continue à développer le solaire, qui a moins de nuisances pour nos concitoyens», a-t-il ainsi expliqué.