Vanlife : le bon plan du week-end en van

A la faveur de la crise sanitaire, ce bon vieux fourgon redevient plus que jamais le compagnon idéal pour les petites (et grandes) balades.

Parfois, un sentiment de liberté et de légèreté peut entièrement reposer sur un objet de plus trois tonnes. Ce vendredi matin, à 7 heures, la pluie ne cesse de tomber sur Paris, mais rien ne saurait gâcher notre plaisir de partir en week-end. Surtout en cette période ! Tout est prêt depuis la veille : les vêtements, la nourriture, les jeux, les livres… Il ne manque plus que l’essentiel : le van, ce compagnon sur quatre roues qui permet d’aller où l’on veut et quand on le veut, sans prévoir ni réservation d’hôtel ni tente… Avec Charlie, nous récupérons le « bolide » en banlieue parisienne. L’un des rares avantages avec la crise sanitaire, c’est que les entreprises spécialisées dans la location de vans ont poussé comme des champignons. 

Une sensation de liberté

Autant dire que nous avons eu l’embarras du choix. « Les gens recherchent plus que jamais cette sensation de liberté », explique l’un des responsables d’Indie Campers, chez qui nous nous rendons. Pour 60 euros par jour, plus l’essence, nous nous décidons pour un Fiat Ducato, une minimaison motorisée aussi spacieuse qu’impressionnante : plus de 6 mètres de long pour 2,75 mètres de haut. Le confort est là : deux lits doubles à l’arrière, une toilette avec douche et même une minicuisine équipée… On pourrait y tenir à quatre sans aucun problème. Il ne nous reste plus qu’à nous installer aux commandes et à mettre le contact. La machine, qui nécessite une petite prise en main, roule très bien. Cap sur la Bretagne, ses routes de campagne et, surtout, ses bords de mer ! 

Les kilomètres défilent. Avec Charlie, nous nous relayons au volant sous un ciel qui s’éclaircit progressivement. A Saint-Malo, c’est la pause galettes avant de poser nos valises du côté de Perros-Guirrec, sur la côte de Granit rose. L’avantage du van, c’est qu’on peut le garer partout et qu’il fait immédiatement office de maison. Un délice d’autonomie. Le temps de déplier la table, la nuit est déjà tombée. Charlie débouche une bouteille de cidre ; la deuxième viendra vite. Ce soir, c’est pâtes aux légumes. Après une partie de cartes (surtout des batailles), nous nous installons dans les lits au fond du véhicule. Il faut le reconnaître : la couche est super-confortable. Mieux vaut simplement ne pas mesurer deux mètres… 

Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement

Toujours plus à l’Ouest

Dès le lendemain, nous repartons au petit matin vers la pointe bretonne. Le paysage est splendide : une alternance de fronts de mer au rythme de la musique (plutôt jazz). Il n’y a personne sur la route et le soleil pointe progressivement le bout de ses rayons. Après 200 kilomètres d’asphalte et plusieurs arrêts pour prendre le petit déjeuner et profiter du panorama (toujours en K-Way®), nous arrivons au point le plus à l’ouest de la France métropolitaine : la pointe de Corsen. Un rideau de pluie s’abat sur nous. Nous reprenons la route pour nous diriger vers la pointe du Raz, où le ciel est tout aussi agité. Pour nous réchauffer, rien de tel qu’une boisson chaude. C’est tournée générale de thé à la menthe. 

L’application L’Express

Pour suivre l’analyse et le décryptage où que vous soyez

Télécharger l’app

Une bonne sieste plus tard, départ vers le sud où nous attend notre dernière destination : Carnac. Lorsque nous arrivons sur place, le ciel se dégage et nous permet de profiter d’un deuxième et dernier dîner au calme. Toujours pas de repas en extérieur, mais l’habitacle est tout aussi agréable. La deuxième nuit est plus agitée que la première. Le vent se remet à souffler. Réveillés aux aurores, nous reprenons la route, cette fois-ci direction Paris. Juste le temps de prendre un dernier petit déjeuner à l’intérieur du van. Face à l’océan… :