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 « Aimer et servir ce monde fragile », la mission des jeunes jésuites

La Croix : Comment présenter les participants à ce rassemblement des moins de 50 ans ?

Père Manuel Grandin : La limite d’âge est liée à une question d’organisation, tout simplement. Il est vrai que les plus de 75 ans sont sans doute deux fois plus nombreux que les moins de 50 ans dans la Compagnie de Jésus, d’où le désir, peut-être, de « faire génération » et de mieux se connaître. D’autant plus que les jeunes jésuites sont marqués par le contexte morose – épidémie, crise des abus dans l’Église –, et qu’il nous faut nous laisser gagner par l’espérance. Pratiquement, participeront donc cent jésuites, dont une trentaine de Français et soixante-dix étant de trente pays différents, pour la plupart étudiants au Centre Sèvres-Facultés jésuites de Paris.

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Quelles sont les principales questions portées par cette génération jésuite ?

P. M. G. : Nous partageons, avec la compagnie tout entière, les « préférences apostoliques universelles » qui ont été définies en 2020 pour les dix ans à venir, et notamment la troisième résolution, qui veut « accompagner les jeunes dans la création d’un avenir porteur d’espérance ». Mais c’est vrai que les plus jeunes sont aussi attachés à trois domaines en particulier : l’écologie qui nous invite, avec le pape, à prendre soin de la maison commune – et quelques-uns d’entre nous participeront samedi à la marche pour le climat, à Paris. Les réseaux sociaux sont une deuxième préoccupation : comment être présents au cœur de la communication du monde numérique ? Enfin, nous voulons aimer et servir ce monde fragile, on le voit notamment avec la pandémie ou le conflit en Ukraine.

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Comment allez-vous célébrer le 400e anniversaire de la canonisation de saint Ignace et saint François-Xavier ?

P. M. G. : Très concrètement, la journée sera animée par le biais d’ateliers. Plutôt que des discours, nous allons travailler les intuitions dans des domaines aussi variés que la cuisine, le sport, l’art et le cinéma, l’écriture…

La journée s’achèvera avec une veillée de prière pour la paix et la mission, à Montmartre, un haut lieu de l’histoire de la Compagnie de Jésus. Ce sera l’occasion de rappeler l’intuition d’Ignace, pour qui les choses passent par l’intériorité, et notre mission passe par l’Église, même si elle est fragile. Enfin, François-Xavier nous pousse à une mission tous azimuts, aussi bien internationale qu’interculturelle. L’un comme l’autre nous invitent à la rencontre.

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