mercredi, août 10, 2022
22.5 C
Nantes

« grosses cuisses », carte postale et « WVA » tout-terrain

  • L’étape du jour : Saint-Paul-Trois-Châteaux – Nîmes, 159 kilomètres

Debout sur les pédales dans la double ascension du mont Ventoux, le peloton, délesté de huit coureurs supplémentaires (sept abandons et un hors délai) quitte la Provence pour une étape de plaine de 159,4 kilomètres entre Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) et Nîmes (Gard), jeudi 8 juillet.

Si les jambes des « grosses cuisses » ont grincé mercredi dans les pentes raides du mont chauve, la douzième étape semble promise aux sprinteurs. La côte du belvédère de Tharaux (4,4 kilomètres à 4,6 %), seule difficulté répertoriée de la journée, ne devrait pas influer sur l’arrivée massive programmée à Nîmes, un final identique au Tour 2019.

Lire aussi le reportage : Sur le mont Ventoux, le pèlerinage de la stèle Simpson

Pour se remettre en selle, les coureurs commenceront par remonter le paysage pittoresque des gorges de l’Ardèche dans son intégralité – une première sur les routes du Tour – avant de quitter ces routes sinueuses au profit de portions à découvert.

Présent depuis le départ à Brest, le vent pourrait provoquer bordures et cassures avant le sprint intermédiaire d’Uzès, à un peu plus de 20 kilomètres de l’arrivée. A moins que ce ne soit le soleil qui rebatte les cartes dans une cuvette nîmoise surchauffée.

Tracé de la douzième étape du Tour de France 2021. ASO

  • Le coureur à suivre : Wout van Aert (encore)

Deuxième lors de la dixième étape de la Grande Boucle, battu dans l’emballage final mardi par le revenant Mark Cavendish, le champion de Belgique ne s’est plus contenté de la place d’honneur. Hier, le néo-grimpeur de la Jumbo-Visma s’est imposé en solitaire à Malaucène, après avoir lâché les échappés dans la seconde ascension du Ventoux.

Lire aussi Tour de France 2021 : au mont Ventoux, le sursaut d’orgueil de Wout van Aert

Distancé au général, le tout-terrain de l’équipe néerlandaise chasse désormais les victoires d’étapes et pourrait faire coup double ce jeudi, profitant d’un plateau de sprinteurs dégarni – le maillot vert sortant, Sam Bennett, est absent, l’Australien Caleb Ewan (Lotto-Soudal) et le Belge Tim Merlier (Alpecin-Fenix) ont abandonné, et le Français Arnaud Démare (Groupama-FDJ) a terminé hors délais à Tignes, dimanche –, pour remporter la cinquième étape de sa carrière sur le Tour.

Il lui faudra pour cela réussir à neutraliser le wolf pack (la « meute de loups », en anglais) de la Deceuninck-Quick Step. Avec quatre victoires en onze journées, dont trois du Britannique Mark Cavendish, l’équipe belge semble parfaitement huilée pour permettre à son sprinteur d’égaliser les 34 victoires d’étapes d’Eddy Merckx sur la Grande Boucle. En face, il ne reste plus que cinq coureurs au sein de la Jumbo-Visma pour faire dérailler la locomotive bleue.

Si Mark Cavendish a quelque peu tué le suspense des emballages finaux sur la 108e édition du Tour de France, les étapes de plaine du Tour d’Italie féminin sont, elles, plus disputées. Battue la veille par la Néerlandaise Lorena Wiebes (Team DSM), la Danoise Emma Norsgaard a pris sa revanche mercredi 7 juillet. La coureuse de la Movistar a écrasé les pédales pour s’adjuger la sixième étape, devant l’Américaine Coryn Rivera (Team DSM).

Vainqueure en solitaire au sommet du Prato Nevoso lors de la deuxième étape, le 3 juillet, Anna van der Breggen (SD Worx) domine toujours le général. La Néerlandaise devance de plus de trois minutes ses coéquipières Ashleigh Moolman et Demi Vollering.

« Le tempo n’était pas trop élevé, mais j’ai explosé à la fin »

Coup de chaud dans le Ventoux pour Tadej Pogacar. Le Slovène se savait en danger et il a eu raison. Hier, le maillot jaune a coincé, lors du changement de braquet, dans les derniers kilomètres du « géant de Provence ». A l’attaque, le jeune Danois Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma), 24 ans, s’est envolé dans la seconde ascension du sommet du Vaucluse, prenant jusqu’à 37 secondes à Pogacar au moment de basculer dans la descente vers Malaucène. Bien aidé par Rigoberto Uran (EF Education-Nippo) et Richard Carapaz (Ineos Grenadiers), le coureur d’UAE Emirates est finalement parvenu à revenir sur le Danois, qui s’empare tout de même de la troisième place du général.

  • La photo : Tony Martin dans le fossé

Cette nouvelle chute lui aura été fatale. Après être tombé dès la première étape, le 26 juin, lorsqu’il avait percuté un panneau tenu par une spectatrice et entraîné dans sa chute une grosse partie du peloton, l’Allemand s’est retrouvé dans le fossé, la cuisse droite ensanglantée, avant le 30e kilomètre de la onzième étape du Tour, mercredi.

L’ancien champion du monde du contre-la-montre est le troisième coureur de la Jumbo-Visma à abandonner cette 108e édition, après le Néerlandais Robert Gesink et le Slovène Primoz Roglic. Le Belge Wout van Aert perd ainsi un précieux soutien lors des sprints, tout comme le Français Nacer Bouhanni, dont le coéquipier d’Arkéa-Samsic, Clément Russo, a décidé de quitter la Grande Boucle, après avoir été lâché dès le début de la course.

Notre sélection d’articles sur le Tour de France 2021

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici