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Que reste-t-il du Parti radical, 120 ans après sa naissance?

ENQUÊTE – Le plus vieux parti de France a traversé deux guerres mondiales et trois Républiques, mais a fini par perdre sa singularité. Serait-il devenu un «parti musée»? Face au développement du communautarisme, certains veulent croire en la pertinence de sa philosophie.

Le pèlerin est prévenu avant d’entrer: sa visite s’annonce «historique». Derrière la porte en bois massif du 1, place de Valois, à Paris, des portraits (historiques) de Léon Gambetta, Georges Clemenceau et Pierre Mendès France ont été accrochés le long de l’escalier. Un peu plus loin, en noir et blanc, Jean Zay surplombe le bureau (historique) du maître des lieux. Près de la fenêtre, c’est un bronze (historique) d’Édouard Herriot, sourcils en accent circonflexe, qui toise le passant. Ainsi va la vie de visiteur du siège du Parti radical: cerné par des antiquités toutes républicaines.

Pour ses 120 ans, le plus vieux parti de France a rassemblé ses plus belles archives. Il s’est même offert quelques travaux, manière de rafraîchir ses 400 m2 occupés au cœur de Paris depuis presque autant d’années. «On n’a pas tous les jours 120 ans!», s’amuse son président, Laurent Hénart, grand ordonnateur de l’anniversaire. En ces temps d’activisme sur l’échiquier politique, les radicaux, jaloux de leur ancienneté,

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