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«On sera tous gagnants, ou tous perdants»

REPORTAGE – Avant de se prononcer par référendum pour la troisième et dernière fois dans le cadre de l’accord de Nouméa, les Calédoniens oscillent entre doute et optimisme pour l’avenir de leur pays.

Correspondant à Nouméa

De Nouméa à Bourail, les drapeaux bleu-blanc-rouge peints sur la route ont perdu leurs couleurs. Dans les arbres, les drapeaux indépendantistes sont encore plus rares. Ces vestiges du précédent référendum n’ont pas été remplacés avant la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie prévue le 12 décembre.

«Le dernier référendum d’autodétermination de l’histoire de notre pays, on se demande vraiment si on va le voter», se désole Gabriel Hernu, restaurateur à Bourail. Ce partisan du non à l’indépendance a planté des drapeaux français au bord de la rivière la Néra. «C’est pour montrer aux gens qui ont peur de s’afficher parce que depuis trente ans, c’est devenu mal vu de s’afficher pour la France. On est des petits privilégiés dans le Pacifique et on serait fous de se priver de cet allié.»

Ses racines en Nouvelle-Calédonie sont anciennes. «Le premier Hernu est arrivé en 1856, il était gardien de prison.» Et Gabriel n’envisage pas son avenir

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