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le nickel, un trésor local qui attise les convoitises et les tensions

DÉCRYPTAGE – Ce minerai représente 90% des exportations de l’île et 10% de son PIB.

L’Histoire de la Nouvelle-Calédonie est étroitement liée à celle du nickel, ce «métal du diable», appelé ainsi par des mineurs allemands au XVIIe siècle car ils n’arrivaient pas à le séparer du cuivre, alors beaucoup plus utile. C’est en 1864 que Jules Garnier, un ingénieur des Mines en mission en Nouvelle-Calédonie, y découvre une roche verte, qui se révèle contenir un niveau très élevé de nickel.

Encore aujourd’hui, le Caillou est un acteur de premier plan de la production mondiale de cet «or vert». En 2020, 200.000 tonnes de minerai ont été extraites du sol néo-calédonien, ce qui représente 8,1 % de la production mondiale. À elle seule, l’île est le 4e producteur mondial de nickel, derrière l’Indonésie, les Philippines et la Russie. Ce minerai représente 90 % des exportations du territoire et 10 % de son produit intérieur brut (PIB). De quoi attiser les convoitises.

La production démarre dès 1875. Elle est rendue possible par l’arrivée de condamnés en provenance de la métropole, puis d’Asiatiques,

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