mercredi, août 10, 2022
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le président du conseil régional Ary Chalus déplore l’absence de ministre sur place

Le président de ce territoire d’Outre-mer, en proie à de violentes émeutes, juge la situation «inadmissible».

«Le dernier ministre de l’Intérieur que nous avons vu en Guadeloupe, c’était Bernard Cazeneuve.» Ary Chalus, largement réélu cette année à la tête du conseil régional de Guadeloupe, ne mâche pas ses mots envers le gouvernement, dans une interview donnée à RTL. Cet ancien député, qui faisait partie en 2017 du comité exécutif de La République en Marche, accuse aujourd’hui l’État de ne pas traiter la Guadeloupe «de la même manière qu’une région de France». Ary Chalus explique avoir «beaucoup alerté le gouvernement», mais ne pas avoir «été entendu», une situation qu’il juge «inadmissible».

«Je le dis haut et fort : la Guadeloupe est le seul département, la seule région française d’outre-mer, qui avait mis en avant le président Emmanuel Macron. Aujourd’hui, voilà comment nous sommes traités, et je le déplore», a également ajouté le président de la région. «On n’a vu aucun ministre se déplacer en Guadeloupe», souligne encore Ary Chalus. Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, était pourtant bel et bien présent sur l’archipel au mois d’août.

Suite à la montée des violences face à l’obligation de la vaccination pour les soignants, de nombreuses pressions émergent pour que le ministre des Outre-mer se rende en Guadeloupe. Celui-ci a cependant estimé que ce déplacement pourrait présenter une «surcharge particulièrement importante pour les forces de l’ordre».

N’excluant toutefois pas totalement de se rendre sur place pour faire face à la crise, Sébastien Lecornu estime que sa présence n’est pas demandée. «Interrogez les formations politiques, les élus locaux, les maires, les parlementaires, ils ne demandent pas un déplacement du ministre dans la minute», a-t-il fait savoir. Une affirmation pourtant rejetée par Ary Chalus, qui demande «que l’État prenne ses responsabilités», et qu’une délégation interministérielle se rende sur place afin de «pouvoir calmer les choses».

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