samedi, août 13, 2022
19.7 C
Nantes

David Lisnard (LR) élu président de l’Association des maires de France

Le maire de Cannes, soutenu par le sortant François Baroin, a été largement choisi mercredi lors du 103e congrès de l’AMF, avec 62% des suffrages.

David Lisnard a été élu mercredi pour succéder à François Baroin à la tête de l’Association des maires de France, première force représentative d’élus locaux du pays. Le maire LR de Cannes portait la liste «Union soutenue par François Baroin» avec le socialiste André Laignel, vice-président sortant. Il a été choisi lors d’un scrutin lui accordant 6913 suffrages sur 11.089 votants, contre 4176 suffrages pour son rival Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux et secrétaire général également sortant de l’AMF.

L’ampleur du nombre d’électeurs est inédite car le vote électronique, accessible aux 35.000 membres de l’AMF, a rassemblé près d’un tiers d’électeurs. Avec une telle participation, David Lisnard jouit d’une solide légitimité pour lancer son mandat, après une campagne qui restera singulière sur le plan politique car les deux candidats en lice avaient présenté des listes concurrentes pour le bureau (60 membres) et le comité directeur de l’AMF (100 membres). Ce qui n’était encore jamais arrivé dans l’histoire de l’association.

Emmanuel Macron attendu jeudi pour le discours de clôture

Cette victoire de David Lisnard est celle de la continuité pour l’AMF. En s’inscrivant dans les pas du président sortant François Baroin et de son prédécesseur Jacques Pélissard, l’élu cannois a fait campagne en promettant de défendre l’indépendance de l’AMF face à ce une «OPA non amicale» des macronistes, selon la formule de son numéro deux André Laignel, qui semblait directement pilotée par l’Élysée. Bien que Philippe Laurent se soit toujours défendu de rouler pour le gouvernement, l’implication dans cette opération de nombreux ministres et élus locaux «Macron compatibles» laisse peu de doutes sur la tentative de l’exécutif de perturber la stabilité d’une association perçue comme une force hostile depuis le début du quinquennat.

Jeudi, le président de la République, Emmanuel Macron, est d’ailleurs attendu pour un discours de clôture du 103ème congrès des maires de France. Protocole oblige, le chef de l’État aura le dernier mot et les maires ont promis de lui réserver un accueil courtois et républicain. Mais plutôt que de placer un centriste à sa tête, l’AMF aura conservé une alliance droite/gauche, dans le prolongement de l’action conduite depuis sept ans par François Baroin et André Laignel.

À VOIR AUSSI – David Lisnard: «L’Union européenne est de plus en plus un étau au lieu d’être un levier de puissance»

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici